Jim Jarmusch,le chef de guerre, par Philippe Azoury

Il y a chez le cinéaste américain Jim Jarmusch un art du contretemps très dandy, qui est un déphasage dont on peut supposer cependant qu’il est surtout d’essence gnostique. Le décalage est un art de vivre, mais il est peut-être, au-delà d’une volonté d’esthétiser l’existence, la nature même de tout être ayant quitté l’enfance, et…