©Anne Gorouben « Ma mère me critiquait sans cesse tout en me comblant de cadeaux le soir de Noël. » (Anne Gorouben) Auteure en 2011 aux éditions Les Cahiers Dessinés d’un premier volume de nature autographique, 100, boulevard Montparnasse, Anne Gourouben revient une nouvelle fois, chez le même éditeur (Frédéric Pajak), avec Une jeunesse au secret, sur…
Étiquette : art
Peindre la vie moderne, par Charles Baudelaire, écrivain, et peut-être la photographier
Travellers at an Inn, Dover, ca 1850, Constantin Guys « Par bonheur se présentent de temps en temps des redresseurs de torts, des critiques, des amateurs, des curieux qui affirment que tout n’est pas dans Raphaël, que tout n’est pas dans Racine, que les poetae minores ont du bon, du solide et du délicieux ; et, enfin,…
La Voie des fleurs, acte du silence, par Gusty L. Herrigel, sensei
« Partout les fleurs laissent leur empreinte souveraine : elles nous parlent comme si leur vie était reliée à la nôtre. Dans le bureau froid, quelques fleurs suffisent pour que même découragé on se sente soudain rendu à soi-même. » Interrompez tout, n’écoutez plus l’incessante musique de la jouissance de la mort, tout est faux, regardez les fleurs….
Andalousie, galeries de l’âme, par Gilles Roudière, photographe
©Gilles Roudière Fruit de quatre voyages effectués en Andalousie entre 2022 et 2024, Soledades, de Gilles Roudière,peut être vu comme un hymne au soleil et aux noirs mystères de la solitude. Observant un paysage, une situation ou quelque sihouette dans une rue que la chaleur écrase, l’artiste français vivant généralement à Berlin semble surtout photographier…
Revenir au Nord, par Florian Maricourt, artiste visuel
©Florian Maricourt « Quelles sont ces racines qui s’agrippent, quelles branches sortent / De ces détritus pleins de cailloux ? / Fils de l’homme / Tu ne peux le dire ni le deviner, car tu ne connais rien d’autre /Qu’un fatras d’images brisées, là où frappe le soleil, / Où l’arbre mort n’offre pas d’abri, la sauterelle…
Les fesses de Rubens, et l’âme de la peinture, par Jean Daive, écrivain, critique
P-P. Rubens et J. Bruegel, Pan et Syrinx, 1617-19, huile sur bois, 40 x 61 cm, Staatliche Museen, Kassel « Je relis la transcription des entretiens avec Joerg Ortner [graveur et peintre autrichien] réalisés à Lucca – un hiver de grand froid et de grand vent qui siffle jour et nuit autour de la « Caserne »…
Mythologies de Lionel Sabatté, peintre, sculpteur, par Yannick Mercoyrol, critique
©Lionel Sabatté « Mais quels sont-ils les rêves de ces bestioles, de ces fœtus improbables, larves inconnues et lichens desquamés, lèpres hybrides et sombres ici, allumées là par un jaune et comme tatouées sur des vases antiques ou bien aux renflements d’une grotte paléolithique ? On rêverait qu’ils rêvent de la beauté de leurs propres oxydations, filles…
L’amour de la littérature et de la sensibilité, par la revue Edwarda
Landscape, 1897, Albert Pinkham Ryder « Pour reprendre un titre de Jean Genet, nous sommes tous les captifs amoureux, les captives amoureuses d’une ou de plusieurs créations littéraires qui, à la pulsion de mort, opposent la puissance de la Lettre comme pulsion de vie. » (Sam Guelimi) Il est des lieux où le feu de la littérature…
Formé de sable, poème visuel, par Thomas Lake, photographe
©Thomas Lake Je le dis à chaque article, mais les livres publiés artisanalement par l’éditeur d’art livournais Origini Edizioni m’impressionnent, par leur inventivité formelle, leur audace graphique, leur radicalité de propos. Aucun livre ne ressemble à un autre, si ce n’est par une puissance visuelle renouvelée et une commune façon de faire dériver la matière…
Les gens d’Istanbul, par Jehsong Baak, photographe
©Jehsong Baak Auteur de trois livres parus entre 2006 et 2016 – Là ou Ailleurs, Photographs, One Last Goodbye -, Jehsong Baak est un photographe rare, dont la puissance de vision et d’empathie, doublée d’une perception aiguë de la sensualité de l’existence, frappe immédiatement. Publié aux Editions Loco, son dernier ouvrage, Will You Still Love…
Eloge de l’art photographique, par Robert de la Sizeranne, critique
Tête de Gorgone, 1898, Emile Joachim Constant Puyo « Les photographies qui saisissent davantage sont celles où l’imperfection même du procédé pour rendre d’une manière absolue laissent certaines lacunes, certains repos pour l’œil qui lui permettent de ne se fixer que sur un petit nombre d’objets. » (Eugène Delacroix, Journal, 1er septembre 1859) Quelle bonne idée de…
Vincent Van Gogh ouvre et ferme les yeux, par Mika Biermann, écrivain
« Elle n’insiste pas. Elle est assise à côté de lui, toujours nue comme une salamandre, les mains sur les hanches, les seins en avant. Ses yeux ont des reflets jaunes ; l’iris est constellée de paillettes d’or. Ses cheveux tire-bouchonnent dans son dos. » Ecrivain et guide-conférencier au musée des Beaux-Arts de Marseille, Mika Biermann aime imaginer…