« A la question « Quel écrivain vous a influencé ? », je répondrais sans hésiter : Francis Bacon. » Pour dialoguer avec le continent Bacon, il fallait un écrivain hors norme, une sorte de pythie punk s’exprimant depuis les profondeurs du temps et du corps mis en branle, Perrine Le Querrec, auteure de livres à la singularité frappante, Les Tondues (Z4…
Étiquette : Francis Bacon
Le centre, le vide et la négation de la négation, par Philippe Sollers, herméneute
« J’ose l’avouer : je vis chaque minute comme une préparation à être savouré par le néant. Il m’attend, il salive, je suis sa proie préférée, je lui dois tout, même si rien n’est tout. Aucun désespoir, le soleil brille, et voici le soir charmant, ami du criminel. Pas de four crématoire, mon squelette a le…
Sarcophage, anneaux de pénombres, le premier roman de Rafael Garido
S’il existait encore quelque chose comme une idée d’avant-garde (des solitudes aux yeux de flammes s’avançant dans la nuit), nul doute que le premier roman de Rafael Garido, Sarcophage (Inculte, 2016), s’y rattacherait par sa radicalité formelle, et son désir de frapper du verbe l’enclume de nos représentations dominantes. Repéré notamment pour ses traductions du…
L’événement de la disparition, par Eric Rondepierre (1)
Eric Rondepierre habite des images qui ne sont pas les siennes, mais qui lui sont pourtant intimement liées. Ayant dû « s’enfermer pour sortir » (dans les salles obscures de son enfance, dans son iconothèque personnelle, dans les cinémathèques du monde entier), le plasticien, célébré pour son travail sur l’inquiétante étrangeté de photogrammes ramenés à leur silence…
Dado, peintre des atrocités de l’infini turbulent
Le monténégrin Miodrag Djuric, dit Dado (1933-2010), « exilé volontaire » en France en 1956, est un peintre des métamorphoses du corps et du théâtre de la cruauté. Habité par le feu, le bogomile Dado, aux humeurs/humours étranges, n’a cessé de peindre l’infini turbulent, la révolte intérieure, l’anatomie chaotique de personnages grotesques et effrayants, une cosmogonie aux…
La littérature selon Olivier Perrelet, ou la souriante issue des immondes matières de la vie du jour
Olivier Perrelet est un écrivain magnifique, reconnu puis oublié, aujourd’hui enfermé dans un hôpital psychiatrique suisse. Lorsque l’on a écrit à 23 ans Les petites filles criminelles (Mercure de France, 1967), puis, parmi beaucoup d’autres titres, Le dieu mouvant (Mercure de France, 1970) et Si la beauté n’était la mort (L’Âge d’homme, 1990), il n’est…