
©Pierre-Yves Freund
Pierre-Yves Freund photographie des pétales de pavots comme on rêve de dessiner le cosmos.
On déplie Regards, le leporello qu’il offre à ces fragilités végétales, et l’on découvre des mondes inconnus, puissants, dérivants.
Des cavernes datant du Jurassique.
Des visages amers.

©Pierre-Yves Freund
Des sexes de divinités aurignaciennes.
Des précipités de boue.
Des antéformes.
Des aquarelles ayant inspiré Maurice-Quentin de Latour.
Des dentelles cérébelleuses.

©Pierre-Yves Freund
Composé de cinq images (face A) propices à la rêverie profonde, Regards est parsemé (face B) de mots-étamines de Jacques Moulin.
La récolte dit ceci : « une anémie bleue dans le jour perdu »
« Comme un silence d’automne / Quand les matières s’abandonnent / Sous les feuilles »
« La main / Essuie une larme irisée »
« Cette patience du tremblement pour rencontrer du temps »
« C’est une nature maturant »

©Pierre-Yves Freund
On retourne encore le livre, on le met cette fois à l’envers, mais non, il y a bien un sens à ce royaume.
Des dilutions de couleurs.
Des empreintes s’effaçant.
La vêture royale du vivant se décomposant.

©Pierre-Yves Freund
Morphée tient des fleurs de pavot dans les mains.
Il nous console.

Pierre Yves Freund & Jacques Moulin, Regards, design graphique Juanma Gomez, Territoires 2026 – 120 exemplaires numérotés

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