Noces de pierres, par Violaine Chaussonnet, photographe

©Violaine Chaussonnet Avec un soin extrême, Violaine Chaussonnet a pensé et construit Nos corps comme les pierres, qui est un livre d’artiste à vingt-et-un exemplaires. Des images pour la plupart en noir et blanc entourées de marges de silence, une grammaire visuelle resserrée sur quelques éléments, le corps d’un enfant éternel. Tout est ici de…

Le chant brûlant des damnés de la Terre, par Kim Thue, photographe

©Kim Thue  Pour Kim Thue aussi, photographe et vidéaste d’origine danoise vivant à Londres, l’horrible confinement de 2020 fut une bénédiction pour l’avancée de son œuvre. En reprenant ses archives témoignant de multiples voyages un peu partout sur la planète, cet artiste très intuitif a conçu sa deuxième monographie, Lode, qui est une geste en…

Le sacre de la vie, par Isabelle Vaillant, photographe

©Isabelle Vaillant Isabelle Vaillant est une photographe discrète, rare, et très respectée par tous ceux qui ont eu la chance un jour de croiser son travail. En 2007 paraissait chez Filigranes Editions son unique livre d’importance, Les photos du dimanche, mais depuis ? Peu de choses, et pourtant l’essentiel : la maturation d’une oeuvre continuant…

William Klein, combien de vies ?

Affiche de cinéma, Tokyo, 1961 © William Klein « En tant qu’Américain vivant à Paris, évoluant entre deux cultures tout en n’adhérant à aucune, William Klein s’est créé pour lui-même une forme d’exil extrêmement productive. Son intérêt pour les pays du monde entier et ses différents engagements l’ont empêché de s’enraciner. Mieux encore, il a travaillé…

Exercices d’admiration, par Nicolas Comment, écrivain

Jean-Jacques Schuhl, Paris, 2014 ©Nicolas Comment  « Le temps passe tout doucement pour ceux qui vivent perdus dans un rêve. » (Bob Dylan) Les lecteurs de l’excellente revue Novo connaissent bien les chroniques de Nicolas Comment (vite, aller vers les dernières pages) sur la musique, ses amis et les artistes d’importance et de tous horizons qu’il a…

After Beauty, noblesse des introspections, par Maura Sullivan, photographe

©Maura Sullivan  Couverture entoilée grise, marquage à chaud reprenant une graphie manuscrite, After Beauty, de Maura Sullivan, publié aux Pays-Bas par le collectif 1605, est un ouvrage formellement somptueux et de grande poésie. Deuxième monographie de la photographe américaine après Things we Remember (Skeleton Key Press, Norvège, 2021), After Beauty est inspiré de plusieurs poèmes…

Bruxelles, capitale des solitudes, par JH Engström, photographe

©JH Engström « Après trois semaines passées à Bruxelles dans l’incapacité ou l’impossibilité de trouver la moindre énergie, la moindre obsession ni même le besoin de m’exprimer photographiquement, j’écris une question en forme de constat sur un bout de papier que je scotche au mur de l’appartement : ‘Je suis où’. » (JH Engström, le 30 juin 2003)…

Sicile, divin bien, par Marco Rigamonti, photographe

Périple sicilien, de Marco Rigamonti, est un voyage dans l’ocre et le silence, dans la quasi-absence des humains et la grâce de toute chose. Pour la beauté des vides, les aplats de couleurs et l’impeccable ordonnancement des objets de la réalité dans l’espace, on pense à Luigi Ghirri, et aux photographes italiens du Nord découvrant…

Ne plus dormir, s’aimer, errer, par Theo Elias, photographe

©Theo Elias Vous avez dit Theo Elias ? Oui, j’ai dit nuits épuisées. Vous avez dit Theo Elias, l’auteur de Faglarna ? Oui, j’ai dit draps de solitude et ciels de charbon. Vous avez dit Theo Elias, l’auteur suédois de Faglarna ? Oui, j’ai dit silhouettes et gel, planche-contact et cheveux au vent. ©Theo Elias Vous avez dit…

C’est ainsi que les hommes vivent, par Fabien Dupoux, photographe

« Où que j’aille, les scènes semblent identiques, atemporelles, révoltantes. Je n’ai jamais cherché à être là, j’avais besoin d’être là. » (Fabien Dupoux) On ne parle plus, ou peu, de lutte des classes. La mondialisation semble n’être que flux, purs échanges, liquidité. Pourtant, les travailleurs peinent, se lèvent tôt, font des cadences infernales, s’usent le corps…