After Beauty, noblesse des introspections, par Maura Sullivan, photographe

©Maura Sullivan  Couverture entoilée grise, marquage à chaud reprenant une graphie manuscrite, After Beauty, de Maura Sullivan, publié aux Pays-Bas par le collectif 1605, est un ouvrage formellement somptueux et de grande poésie. Deuxième monographie de la photographe américaine après Things we Remember (Skeleton Key Press, Norvège, 2021), After Beauty est inspiré de plusieurs poèmes…

Bruxelles, capitale des solitudes, par JH Engström, photographe

©JH Engström « Après trois semaines passées à Bruxelles dans l’incapacité ou l’impossibilité de trouver la moindre énergie, la moindre obsession ni même le besoin de m’exprimer photographiquement, j’écris une question en forme de constat sur un bout de papier que je scotche au mur de l’appartement : ‘Je suis où’. » (JH Engström, le 30 juin 2003)…

Sicile, divin bien, par Marco Rigamonti, photographe

Périple sicilien, de Marco Rigamonti, est un voyage dans l’ocre et le silence, dans la quasi-absence des humains et la grâce de toute chose. Pour la beauté des vides, les aplats de couleurs et l’impeccable ordonnancement des objets de la réalité dans l’espace, on pense à Luigi Ghirri, et aux photographes italiens du Nord découvrant…

Ne plus dormir, s’aimer, errer, par Theo Elias, photographe

©Theo Elias Vous avez dit Theo Elias ? Oui, j’ai dit nuits épuisées. Vous avez dit Theo Elias, l’auteur de Faglarna ? Oui, j’ai dit draps de solitude et ciels de charbon. Vous avez dit Theo Elias, l’auteur suédois de Faglarna ? Oui, j’ai dit silhouettes et gel, planche-contact et cheveux au vent. ©Theo Elias Vous avez dit…

C’est ainsi que les hommes vivent, par Fabien Dupoux, photographe

« Où que j’aille, les scènes semblent identiques, atemporelles, révoltantes. Je n’ai jamais cherché à être là, j’avais besoin d’être là. » (Fabien Dupoux) On ne parle plus, ou peu, de lutte des classes. La mondialisation semble n’être que flux, purs échanges, liquidité. Pourtant, les travailleurs peinent, se lèvent tôt, font des cadences infernales, s’usent le corps…

Le roi est nu, par Vincent Delbrouck, photographe

©Vincent Delbrouck Mais, enfin, que veut Vincent Delbrouck ? Il veut du rose et des tampons rouges, des coulures et des majuscules écrites au feutre noir. Il veut tagger sa vie à la façon de Basquiat. Il veut des spirales jaunes. ©Vincent Delbrouck Veut être un mauvais garçon, un vilain garnement, un sale gosse. Veut renverser…

Du droit absolu à la différence sexuelle, par Robin Hammond, photographe

« I don’t need your permission to exist. » (Javi) Le néo-zélandais Robin Hammond est un photographe puissant, dont le thème majeur est celui de la dignité humaine et du droit fondamental à la différence. Après le percutant My Lagos (dont la jaquette est l’affiche pliée d’un film de Nollywood) paru en 2016, les éditions Bessard publient…

Hong Kong, poussées de béton et de végétaux, par Gaëtan Chevrier, photographe

©Gaëtan Chevrier « J’étais enfermé dehors, il me restait la végétation et à cheminer parmi les arbres, à assimiler leur calme, malgré l’inconfort certain qu’il y aurait à vivre auprès d’eux. Avec le temps et les arbres, un jour, je finirais peut-être par comprendre H., ou par retourner chez moi sans le savoir. » (Anthony Poiraudeau) Fruit…

Les neuf chants du Minotaure, par Nyima Marin, photographe

©Nyima Marin « Dans le dédale de mes veines court / un pauvre monstre assoiffé / à la recherche du fleuve animal / où jadis voguaient les rêves de nos héros endormis » L’Adieu du Minotaure, de Nyima Marin, est un voyage sur le lieu de ses origines, la Crête, abordé comme un territoire mythologique.   Composé…

Une énigme en cinq syllabes, par Dimitra Dede, photographe

©Dimitra Dede Comme la poétesse Sylvia Plath (1932-1963) dont le poème Metaphors a inspiré le titre de son livre, Dimitra Dede travaille en photographie l’énigme de son nom. Que fais-tu ici ? Quelle est ta place sur Terre ? demande brutalement le rabbi à l’étudiant venu le consulter. La question n’est pas anodine, il nous faut souvent…

Une odyssée de l’intime, par Stéphanie Di Domenico, photographe

©Stéphanie Di Domenico Chaque jour est ultime, chaque jour est une épreuve, chaque jour est une résurrection. Le temps nous possède, mais nous possédons le vaisseau de notre corps. Nous pouvons le concevoir comme un temple, une offrande, une vibration, une surface sensible, poreuse, entre l’autre et nous, entre le monde et l’inconnaissable qui nous…