
©Francesco Zizola
Des armes, en grand nombre, de toutes sortes.
Des visages inquiets, essentiellement d’Afrique et du Moyen-Orient.
Des corps fatigués, mutilés, intimement éprouvés.
Des enfants qui regardent, essaient de comprendre quelque chose, ou prennent eux aussi les armes.
Des cadavres enfermés dans des sacs en plastique.
Des groupes, des hommes isolés, des femmes endeuillées hagardes, tenant serrées contre elles leur enfant.
Des paysages grandioses, où règne la mort.
Des fumées de bombardements.

©Francesco Zizola
Des populations déplacées, miséreuses, misérables.
La famine.
Des ossements à l’air libre.
Des groupes paramilitaires circulant en 4×4.
On court dans le désert, un hélicoptère se pose, un avion s’est écrasé.
Des réfugiés, des camps de tentes, des barbelés.
Des prisonniers allongés sur une terre caillouteuse.
Yeux apeurés, cimetières improvisés.
Un noir et blanc souvent contrasté.

©Francesco Zizola
Francesco Zizola est en 1994 à Salvador da Bahia, au Brésil ; en 1995 à Gondama en Sierra Leone ; en 1996 en Albanie ; en 1999 au Soudan et en Albanie, en 2003 en Irak.
Et au Kenya, en Chine, en Afrique du Sud, en Ouzbékistan, en Zambie, en Somalie, en Mozambique, en Ouganda.
Publié comme un journal personnel témoignant des conflits armés contemporains, dans une mise en page très dynamique comportant des encarts de couleur brique expliquant certains contextes, Diaries désole tant il rappelle le désir de morts traversant les peuples – surtout soumis à l’autorité belliqueuse de leurs chefs.
Un nouveau chapitre dans ce que Goya a appelé Les désastres de la guerre.
Dieu est mort ? Oui, non, c’est un homme-enfant amputé qui marche avec une béquille près d’un Christ des bas-fonds – dernière image du livre.

Francesco Zizola, Diaries, préface, édition, book design Francesco Rombaldi, assistante éditoriale Alessia Cossu, post-production photo Luciano Corvaglia, Yogurt Editions, 2025 – 1000 exemplaires

https://yogurtmagazine.com/portfolio/diaries-by-francesco-zizola/

