La joie comme profondeur, par Jean Ferrero, photographe, collectionneur

Man Ray © Jean Ferrero « Il y a des adultes qui jamais n’ont été des enfants. » (Jacques Prévert, Spectacle, Gallimard, 1951) La quatrième de couverture claque comme une gifle donnée à notre époque mortifère : « Jean Ferrero, né en 1931, aura fait tous les métiers. Tour à tour haltérophile, modèle nu aux arts décoratifs, photographe professionnel,…

Jacques Lemarchand, critique, serviteur du théâtre, et grand amoureux

Sans la belle obstination d’amis, de critiques, d’éditeurs, de passeurs, certaines œuvres essentielles tomberaient rapidement dans l’oubli, ainsi, peut-être, celle de Jacques Lemarchand, dont les éditions Claire Paulhan publient le troisième tome du journal (1954-1960) de ses aventures littéraires et sensuelles. Lecteur chez Gallimard, ami de Boris Vian et d’Albert Camus qui le fit entrer…

Un chant d’amour. Le cinéma de Jean Genet, par Jane Giles et les éditions Macula, quarante ans au service de l’art

« Le cinéma est en effet essentiellement impudique. Puisqu’il a cette faculté de grossir les gestes, servons-nous d’elle. la caméra peut ouvrir une braguette et en fouiller les secrets. » (Le Bagne, Jean Genet) Il y a des merveilles dans le fonds Genet (1910-1986) conservé à l’IMEC (Institut Mémoires de l’édition contemporaine) situé à l’abbaye…

Jacques Higelin, par Nicolas Comment, auteur-compositeur, photographe

« Vivez heureux aujourd’hui, demain il sera trop tard. » Pour dire la vie et la très belle personnalité de Jacques Higelin, les éditions Hoëbeke ont demandé à l’un de ses amis, Nicolas Comment, photographe, mais aussi auteur-compositeur, d’évoquer ses souvenirs et sa perception de l’œuvre devenue populaire d’un artiste ayant d’abord symbolisé le rock…

Seuls, mais ensemble, Robert Doisneau-Maurice Baquet, une amitié

« Je tâcherai de garder la joie de voir les choses puisque de toute façon chaque type est seul, c’est comme ça, mon pauvre monsieur. » C’est évident pour beaucoup, peut-être, mais il n’y aurait pas Robert Doisneau sans Jacques Prévert, comme il n’y aurait pas Jacques Higelin sans Prévert et Cocteau, c’est-à-dire sans une…

Henri Alekan, maître des lumières

« Alekan ! Les acteurs ! Frappe-les d’arc ! Ils sont merveilleux ! » (Jean Cocteau) J’aimais beaucoup Henri Alekan, que j’avais rencontré par l’intermédiaire de Daniel Mesguich avec qui il avait travaillé sur La Belle Captive, d’Alain Robbe-Grillet – avec la très belle Gabrielle Lazure. Je lui avais écrit, et le maître des lumières…

Le Monde en mai, par Yvonne Baby, journaliste, écrivain

  J’ai reçu de mon amie Yvonne Baby, journaliste, écrivain, lauréate du prix Interallié en 1967 pour Oui l’espoir (Grasset), ce témoignage précieux de ce que fut en Mai 1968 le journal Le Monde, qui chercha alors à se réinventer. Travaillant depuis 1957 au service « Culture » avant que d’en assumer la direction de 1971 à…

Attention, danger, Priape, par Nicolas Presl, auteur

Priape est un monstre, c’est entendu, mais quel monstre ! Monsieur, voudriez-vous bien éloigner de mon visage cet organe que je ne saurais contempler sans en être aveuglé ? Se pressent en masse autour de votre chaude fontaine l’assemblée des bêtes bêlantes, dévotes, idolâtres. Rien de plus normal puisque vous êtes chez les Grecs le superbe…

Rome, ville des échos, et monument aux éditions Taschen

« Il lui parla des premiers jours, du bal au palais Farnèse, d’une partie de chasse à la campagne du Divin Amour, des rencontres matinales sur la place d’Espagne, devant les vitrines des orfèvres, ou dans la tranquille et aristocratique rue Sixtine, lorsqu’elle sortait du palais Barberini suivie par les bouquetières qui lui offraient des roses…

La corne acérée du taureau, une iconographie de la corrida, par Ozvan Bottois

Dans un texte intitulé « De la littérature considérée comme une tauromachie » constituant la préface de son maître livre autobiographique, L’Âge d’homme (1939), Michel Leiris écrit : « Ce qui se passe dans le domaine de l’écriture n’est-il pas dénué de valeur si cela reste « esthétique », anodin, dépourvu de sanction, s’il n’y a rien, dans le fait d’écrire une œuvre…