Le vertige d’être au monde, par J.H. Engström, photographe

Tout va bien est un film de Jean-Luc Godard et de Jean-Pierre Gorin, sorti en 1975, racontant la grève dans une usine et la séquestration d’un patron. Depuis, les idéaux politiques ont chuté, et la guerre se joue plus que jamais sur le plan intime : contre le recouvrement et la transformation de tout geste libre…

Le néant, et puis le monde, par Jean Hervoche, photographe

On pourrait voir les photographies de Jean Hervoche comme des logogrammes, des totalités de signification un peu étranges, doucement inquiétantes. Ce sont des traces dans le nu de la vie, des empreintes d’existants. Ce que nous appelons réalité procède de la paresse de notre regard. Parce que nous ne voyons rien, ou peut-être simplement notre…

Quelques heures à l’hôtel, par Gilles Favier, photographe

On connaît peut-être, sûrement, le travail de photoreporter de Gilles Favier, notamment sur Belfast et sur Koko, un village du Bénin victime de la traite négrière. Mais le directeur artistique du festival sétois ImagesSingulières possède aussi une œuvre plus intime, la série One Star Hôtel effectuée avec des inconnu(e)s dans des hôtels bon marché. Rencontrant ses…

Les Visiteuses de l’Atelier, par Benoist Demoriane, photographe

Benoist Demoriane aime les femmes, leurs apparitions fugitives, leurs courbures, leur pudeur, leur effronterie, et l’instant photographique qui les révèle. Elles sont dans son regard muses, nymphes, nymphéas en noir & blanc, graciles créatures généralement nues, portant des bas découpant des cuisses menues que rassemble la ligne fine d’un sexe presque glabre. Ces filles d’Eve…

Possession, dépossession, repossession, l’acte photographique par Eikoh Hosoe

Après Nobuyoshi Araki, Daido Moriyama et Shoji Ueda, Eikoh Hosoe, quatre-vingt-deux ans, est accueilli dans l’indispensable collection Photo Poche (n°154). Créateur en 1959 avec Ikko Narahara et Shomei Tomatsu de l’agence Vivo, qui va bouleverser les lignes dominantes de la photographie japonaise par sa radicalité formelle et sa volonté de se confronter à la modernité…

Je suis à prendre, une ode photographique à Pigalle, par Jane Evelyn Atwood

« Certaines, prises au piège dans un corps d’homme, voulaient être des femmes. D’autres se déguisaient en femmes pour gagner leur vie en se prostituant, pour imiter les femmes ou simplement pour jouer à en être une. » Il faut beaucoup aimer les femmes, leur solitude, leur folie, leurs tourments, leur attentes secrètes, pour les regarder aussi…

Romy Alizée, la liberté du féminisme post-porn

« Je remercie les belles personnes qui figurent sur mes images : Stan, Joséphine, Oriane, Augustin, Vivian, Cholena, Christophe, Aina, Laure-Anne, Marthe, Yoli, Kimberley, Hélène, Kaou, Gaëlle, Rebecca, Charlotte, Laure, Marie, Mila, Adeline, Alain, Elisa. » « Merci à Vivian Allard, pour les bisous, les fessées et l’écoute, Gonzolo Melendez Oyarzabal pour sa patience et surtout, merci à Emilie…

Le scandale de la beauté, par Jean-François Bauret, photographe

« L’homme était de très haute taille, une allure fluide, et prêt à se rompre peut-être. Un visage qui, dans son attention aux êtres et aux choses, se mettait à hauteur d’écoute, un peu à la façon dont on écoute à la porte invisible. Paradoxalement, il avait l’air distrait à même la plus haute puissance d’imprégnation….

De l’intime au masculin, par JeanLouis Tripp, bédéiste

Extases, de JeanLouis Tripp, est une bande dessinée impertinente, amusante, et informative, une exploration du désir masculin et des émotions érotiques abordées avec un gai savoir communicatif. Premier volume d’une entreprise autobiographique courageuse consacrée au dévoilement intégral de son intimité, cet album de l’auteur du Bœuf n’était pas mode (1978) est une manière d’encyclopédie modeste…

L’art comme espace de métamorphoses, par Margot Wallard, photographe

Natten, de Margot Wallard, est un livre de deuil et de renaissance, mais c’est aussi un ouvrage rendant hommage à la beauté profonde du Varmland, en Suède. Dans la nuit, l’artiste a trouvé un chemin de beauté. Immergeant son corps nu dans une nature sereine, glaciale, souveraine, Margot Wallard est parvenue à trouver la sérénité…