Fraîcheur d’André du Bouchet, poète andante

« Son expression est d’une lassitude venue de très loin, dans les yeux surtout, cette lassitude qu’on lit parfois sur le visage d’un nouveau-né. Dans le regard il y a en même temps un étonnement. » (Paule du Bouchet) Je devais avoir besoin de beaucoup de silence, pour avoir ce jour-là, à la sortie de l’adolescence, acheté en…

Voyager aux lisières de l’inconscient, par Elde Gelos, photographe

Berma est un livre d’Elde Gelos, pseudonyme de Miguel Angel Felipe Fidalgo, photographe d’origine espagnole vivant au Chili depuis 1996, et fondateur de la maison d’édition La Visita. Cet ouvrage est le fruit de vingt ans de routes, de chemins de traverses, d’errances. Ses images sont en noir & blanc & nuances de gris, soit…

Poète ou rien, Hermann Hesse, une anthologie

« Je n’ai connu que le péché / Et la solitude, / Depuis mon enfance / Pour personne mon cœur n’a brûlé. // Lentement pour moi le jour a passé, / Et le monde était vide, / L’appel des heures solitaires / A mon entour a sonné. // Au front, aujourd’hui, de mon sang je me…

Dégeler la parole, Gérard Berréby, éditeur et poète

Pour Gérard Berréby, recherchant la métaphore qui synthétisera une situation, happant çà et là des bribes de phrases, dans une conversation entendue, dans un livre, la poésie n’est pas une activité secondaire de son métier d’éditeur – il est le patron des éditions Allia -, mais la façon la plus juste d’être au monde, ….

Des arrêts sur paroles, par la photographe chilienne Nia Diedla

Nia Diedla photographie des délicatesses, des arbres inversés, des ciels de racines. Maleza, petit livre plein de grâce publié chez Filigranes Editions / Ediciones La Visita, est d’une grande douceur, qu’habitent des tissus nobles, des courtines, des robes en coton léger, des flottaisons de souvenirs, dans un ensemble de quarante photographies en noir & blanc,…

Nothing is trivial, par Adrien Boyer, photographe

C’est un ensemble de riens qui sont des presque tout. Ce sont des pans de murs, des éléments d’architecture, des bouts de rue. C’est une photographie presque décevante, et pourtant elle est merveilleuse, car elle émane d’un sensualiste cherchant par la volupté des couleurs et des formes assemblées par le hasard un dépassement de l’antinomie…