
©Céline Domas
C’est une longue journée se déroulant comme un rêve éveille.
Entre tradition du romantisme allemand et mélancolie à la Todd Hido, Perfect gloomy world, de Céline Domas, déploie des visions de paysages naturels ou urbains emprunts de solitude.
L’espace général relève du conte noir.
Il y a des lueurs, et une présence de chaque objet ou entité donnant l’impression d’une vie secrète.

©Céline Domas
Comme si tout pouvait parler.
Les arbres et les tapis de feuilles.
La route et les poteaux téléphoniques.
L’étendue liquide et le chemin de terre.

©Céline Domas
Dans les brumes et les silences d’une Europe glacée s’avance – ce peut être le territoire américain -, à pied ou en voiture, un corps fantomatique, figure éternelle du Wanderer.
Couleurs froides, continuité d’atmosphères.
Publié sous format carnet dans une lecture à l’italienne, Perfect gloomy world n’est pas sans évoquer l’influence du roman gothique.

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Une obscurité teintée d’aubes colorées, ou de crépuscules illuminés.
Des arbres isolés, des landes, des îlots rocheux.
Lune, phare, pluie.
Ame mouillée.

©Céline Domas
Dieu est une station d’essence dans la nuit, une église installée sur le pont flottant du ciel, une fenêtre de lumière.
Natures mortes, nocturnes, néons de parking.
Les photographies de Céline Domas se prêtent à la fictionnalisation, offrant par leur dimension d’incommunicabilité un défi à l’écriture.
Ne rien dire pour tout dire.
Entrer dans une salle de cinéma, passer de l’autre côté de l’écran, interpeller les spectateurs.
Et les regarder comme des personnages de film muet.

©Céline Domas
Céline Domas, Perfect gloomy world, texte Dunia Ambattle, Corridor Elephant Editions, 2025 – 130 exemplaires numérotés

©Céline Domas
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