Le monténégrin Miodrag Djuric, dit Dado (1933-2010), « exilé volontaire » en France en 1956, est un peintre des métamorphoses du corps et du théâtre de la cruauté. Habité par le feu, le bogomile Dado, aux humeurs/humours étranges, n’a cessé de peindre l’infini turbulent, la révolte intérieure, l’anatomie chaotique de personnages grotesques et effrayants, une cosmogonie aux…
Étiquette : Antonin Artaud
Memento mori, ou la vie photographique de Franck Déglise
Garde-Fou, de Franck Déglise, est un livre conçu comme une méditation sur la mort, l’énigme des origines, et le mystère de la visibilité, quand toute apparition est à la fois vécue comme illusion et vérité. Scrutant la matière photographique en espérant y découvrir l’apparition de visages capables de délivrer, tels des oracles, un message à…
La dramaturgie des grotesques, par François Bon
Ecrivain prolifique (Fragments du dedans, Autobiographie des objets, L’incendie du Hilton, Voleurs de feu, Un fait divers, Parking), créateur de revues numériques importantes (remue.net, tierslivre.net), François Bon a rencontré, par la grâce des éditions L’Atelier contemporain, qui les publie dans un même livre, Philippe Cognée, peintre aimant le grotesque, la dimension carnavalesque de l’existence, le…
Une parole qui agit, portrait de Claude Régy en vautour accompli
Pour comprendre le titre du dernier ouvrage du metteur en scène (et ombres) Claude Régy, Du régal pour les vautours (festin pour tout esprit sensible), il convient d’aller directement à la page 71. L’auteur d’Espaces perdus (1998), 93 ans et une énergie décuplée, y fantasme avec une grande élégance sa propre disparition : « Ce qui est…
La littérature selon Olivier Perrelet, ou la souriante issue des immondes matières de la vie du jour
Olivier Perrelet est un écrivain magnifique, reconnu puis oublié, aujourd’hui enfermé dans un hôpital psychiatrique suisse. Lorsque l’on a écrit à 23 ans Les petites filles criminelles (Mercure de France, 1967), puis, parmi beaucoup d’autres titres, Le dieu mouvant (Mercure de France, 1970) et Si la beauté n’était la mort (L’Âge d’homme, 1990), il n’est…
Evohé, ou le carnaval des corporéités, par Mélina Jaouen
Mélina Jaouen, photographe vivant à Brest, aime la monstruosité, la nudité, l’ordre et la transgression. Engagée dans une quête permanente concernant le propre de l’homme, les codes de la féminité et les possibilités de vivre ensemble, suivre l’évolution de son travail s’avère passionnant. Les pages de L’Intervalle lui offrent une hospitalité sans condition. Comment avez-vous…
Le sens de la juste cause
La véritable politique est une question de courage, d’entêtement, d’intime conviction. Savoir tenir un point – par exemple un pays de bocage destiné à la construction d’un aéroport de plus – est une vertu. Dans l’effondrement général, mondial, de la forme habituelle de la représentativité politique (le piège des élections, voyez l’abdication récente du parti…