Le sang veut du sang, ou la Première Guerre mondiale, par August Hermann Zeiz

  Bien sûr, on préférerait ne plus en parler, mais, puisque c’est tous les jours Alep et Lampedusa, les montagnes de cadavres, comment ne pas continuer à témoigner du premier massacre de dimension industrielle de notre histoire, dont l’ombre portée semble ne pas vouloir finir ? La Der des Ders était une première, et nous vivons…

Joyeux, décalé et lucide

Une atmosphère de menace et de stupeur. Une sensation d’étouffement. Un mystère qui persiste. Des voix. L’impression obsédante d’un mal métaphysique de nature monstrueuse, d’une méchanceté fondamentale (mais quelle faute expier ? De toute façon, les derniers Indiens ont été massacrés, laissant enfin place à la civilisation), comme si la terre elle-même (les prières sont impuissantes)…