
©Max Pam
Il semblerait que la liberté soit en péril.
Pour se donner de la hauteur, et du courage, on peut penser à Max Pam, et revivre avec lui, par la grâce du volume autobiographique The Contingency of the eye contact, A Memoir 1970-1975, ses années d’initiation, de feu, d’expérimentations
Nouveau volume de l’artiste globe-trotteur australien publié par Editions Bessard, cet ouvrage comportant un texte fleuve tapé à la machine – reproduit sur papiers de différentes couleurs -, et beaucoup de photographies, nous rappelle qu’il est encore possible d’avoir un corps, de la curiosité envers son prochain, d’aimer, et de risquer.
En 1970, Max Pam, qui est né en 1949 à Melbourne, est étudiant en école d’art à Londres.
Commence alors la période la plus libre et la plus dangereuse de sa vie, devenue terrain d’exploration tous azimuts, la pulsion photographique accompagnant les expériences existentielles.
L’artiste part en Inde, désirant rejoindre Calcutta, la route est son destin, une Coccinelle (Volkswagen) son petit grand véhicule – en son pays natal, c’était le surf.
Rencontre de gourous, hindouisme, Taj Mahal.
Inde, Népal, Afghanistan, Singapour, Thaïlande.
Petites amoureuses, nudité, grand amour.
A Londres, Cambridge, Paris, Georgina, Rachel, Sue, Carol, Lorraine, Emira, Ariella, sont des femmes sublimes, et non moins envoûtantes partout ailleurs.
Max Pam construit des carnets de voyage, inventifs formellement, collecte des visages, des regards, des sensations, des peaux.
L’incident n’est pas un problème, c’est une grâce.
Tout est temple.
Correspondance entre les espaces du dehors et les espaces du dedans, aurait dit Nicolas Bouvier.
Esprit de jouvence.
Dubrovnik, Istanbul, Damas, Kaboul, Peshawar.
Drogues, vie hippie, nomadisme.
Si tu ne sais pas où tu vas, la route le sait pour toi.
Guitare, poncho, colonnes de Palmyre, marché aux épices.

©Max Pam
– Tu boiras bien un thé, mon frère ?
– Es-tu bien sûr de vouloir mourir demain ?
Le photographe est au Khyber Pass, où l’on ne passe pas comme ça.
– Tu y comprends quelque chose, toi, au Pakistan ?
– Viens, embrasse-moi, même en rêve.
La foule est une ivresse, et les miles, et les minarets donnant le vertige.
Pourquoi la photographie ? Pour témoigner, pour s’explorer, pour rencontrer.
Il est possible de n’être rien, dans la joie, quelle chance.
Le voyage se poursuit, l’Australien ne sera pas mis en cage, jamais.
Vitalité, vitalisme, vie intense.

©Max Pam
Les yogis vous le diront, tout est illusion, Maya nous trompe, et les belles de Bangkok sont de merveilleuses tentatrices.
Lui ?
Pim.
Pam.
Poum.
Errance.
Révolution (intérieure).
Eveil.

©Max Pam
Janno apparaît enfin (chapitre 9, the last).
Max : « C’est la femme de ma vie. »

Max Pam, The Contingency of eye contact, A Memoir 1970-1975, text (english) Max Pam, text editor Gary Dufour, graphic design Thibault Geffroy, artistic advisor Pierre Bessard, Editions Bessard, 2023 – 500 exemplaires
https://editionsbessard.com/product/the-contingency-of-eye-contact-a-memoir-1970-1975/

https://www.andrefrereditions.com/livres/photographie/max-pam/

Max Pam et son ami Bernard Plossu