Ma nuit au cirque, par Esther Teillard, écrivaine

©Arthur Samier « La chaleur stresse la rue. Celle-ci est encombrée de femmes mouillées, très chaudes. Elles ruissellent comme si elles s’étaient frottées avec des dattes, puis du miel, puis des dattes, puis du melon. Les éclairages sont fonctionnels, elles osent sortir leurs seins, rentrer profond leurs strings, elles osent tamponner leur corps au trottoir, grâce…

De l’humain au paysage, une vie de photographe, par Simone Simon

©Simone Simon « Les artistes sont là pour évoquer tout ce qui les entoure, mais avec la plus grande des libertés. Je n’accorde aucune importance particulière à la sophistication, que j’ai pourtant pratiquée autrefois, pas plus qu’au dogme. A l’inverse, la notion qui m’est la plus chère restera probablement celle du témoignage. » (Simone Simone, dans un…

Comme une cravache, la vie flagelle, par Mireille Havet, écrivaine

James Ensor « Une terrible, une animale, une dévorante sensualité est en moi, pesante et gluante jusqu’à mes doigts avides de se faire plus insinuants de caresses, de posséder, de faire chanter un corps de femme, une chair miraculeuse et savoureuse comme celle de Madeleine. » Mireille Havet, merveille, mirabilia, Ave Maria pour toutes les lesbiennes du…

Par le milieu du ventre, journal de Mireille Havet, écrivain

Mireille Havet « Nous sommes bien trop lents, et je sens monter en moi une sorte de sensualité brutale et immédiate, qui me fait désirer l’épuisement rapide de mes convoitises, et ceci sans parole et sans rémission. » Mireille Havet, que je découvre par le volume Le monde entier vous tire par le milieu du ventre (journal…

Une féérie cruelle et grotesque, par Esther Teillard, écrivain

James Ensor (1860-1949), Les Masques raillant la Mort, 1888. New York, MoMA © New York, MoMA « J’ai peur de me faire gueuler dessus ici. J’ai peur de me tromper de mots, que mon lexique chlingue la cagole, les rapports sexués, la femme en tanga sur la plage qui fait baver l’homme étalé érotomane. Ma terreur…