Nous ne sommes pas les derniers, par Sébastien Van Malleghem, photographe

« Je regarde toujours en face ce qui me révolte et me terrifie. » C’est un livre noir qu’il faut extirper d’une pochette tout aussi noire (enveloppe japonaise), fermée par une cordelette. C’est un livre difficile, impossible, que les enfants ne doivent surtout pas voir, et peut-être pas tous les adultes. Mexican Morgues, de Sébastien…

Andy Warhol and Jean-Michel Basquiat, 860 Broadway, New York

Il y a entre Warhol et Basquiat, ces deux génies de la pop-culture américaine de la deuxième grosse moitié du XXe siècle, un jeu de fascination réciproque, qui ne permet pas de savoir qui est le plus admiratif des deux. Tous deux sont des hommes de l’image, conscients que le spectacle est un monstre dévorant…

La grande santé, par Antonio Jiménez Saiz, photographe

Cet homme-là est un mystère, qui, à l’approche des soixantaine ans, quasiment seul, vient de produire deux livres magnifiques, Elite Controllers (2016), No nos aprenden a morir (2018) [chroniqué dans L’Intervalle], et cinq fanzines. Antonio Jiménez Saiz est un autodidacte à qui la photographie est apparue, après une vie riche de multiples activités professionnelles manuelles,…

Grandeur de deux vies minuscules, par Akihito Yoshida, photographe

  « Maintenant qu’ils avaient quitté cette terre, il ne me restait plus de Daiki et grand-mère que les innombrables photos que j’avais prises. » Une double absence est un livre d’une grande pudeur, d’une vérité d’attachement bouleversante d’un jeune homme envers sa grand-mère, d’une grand-mère envers un jeune homme,  et d’une radicalité poétique associant…

Le frisson des choses qui s’enfuient, par Charlotte Mano, photographe

Avec la force de l’insoutenable légèreté de l’être, Charlotte Mano a photographié sa mère malade. Elle est nue, exposée, et pourtant d’une très grande pudeur. La complexité du rapport mère-fille devient dans Thank you Mum une bouleversante complicité de femmes se portant mutuellement attention. Il y a ici du soin et de l’audace, des protocoles…

La guerre, de vivant à vivant, par Gianni Stuparich, écrivain triestin

« Nous avons avancé dans un silence sacré, tels de primitifs conquérants, mesurant à pas amples la terre incontestée, intrépides dans la conquête vierge. Maintenant en revanche nous sommes vulnérables, parce que nous avons creusé la tranchée et que chaque corps a travaillé pour son abri. L’enchantement est rompu : l’ennemi qui peut nous attaquer et au-devant…