Grandeur de deux vies minuscules, par Akihito Yoshida, photographe

  « Maintenant qu’ils avaient quitté cette terre, il ne me restait plus de Daiki et grand-mère que les innombrables photos que j’avais prises. » Une double absence est un livre d’une grande pudeur, d’une vérité d’attachement bouleversante d’un jeune homme envers sa grand-mère, d’une grand-mère envers un jeune homme,  et d’une radicalité poétique associant…

Le frisson des choses qui s’enfuient, par Charlotte Mano, photographe

Avec la force de l’insoutenable légèreté de l’être, Charlotte Mano a photographié sa mère malade. Elle est nue, exposée, et pourtant d’une très grande pudeur. La complexité du rapport mère-fille devient dans Thank you Mum une bouleversante complicité de femmes se portant mutuellement attention. Il y a ici du soin et de l’audace, des protocoles…

La guerre, de vivant à vivant, par Gianni Stuparich, écrivain triestin

« Nous avons avancé dans un silence sacré, tels de primitifs conquérants, mesurant à pas amples la terre incontestée, intrépides dans la conquête vierge. Maintenant en revanche nous sommes vulnérables, parce que nous avons creusé la tranchée et que chaque corps a travaillé pour son abri. L’enchantement est rompu : l’ennemi qui peut nous attaquer et au-devant…

Le déclic avant l’acte photographique, par Sophie Calle

Parce que…, de Sophie Calle, publié par Xavier Barral, m’avait échappé, peut-être parce que je m’étais quelque peu lassé du nom et des travaux de l’artiste internationale, de son système de trouble identitaire, de ses séries baroques de mentir-vrai à la Calderon. Je ressentais une sorte de facilité apportée par le métier et la reconnaissance…

De la littérature irréméable, par Michel Surya et Mathilde Girard

Défense d’écrire aura probablement peu de lecteurs, pourtant quel livre ! Eloge de la littérature irréméable, cet ouvrage est une conversation entre Michel Surya, écrivain, éditeur, directeur de la revue Lignes, et Mathilde Girard, philosophe et psychanalyste, dont la présence dans le champ des idées et de la sensibilité se fait de plus en plus délicieuse…

Le vertige d’être au monde, par J.H. Engström, photographe

Tout va bien est un film de Jean-Luc Godard et de Jean-Pierre Gorin, sorti en 1975, racontant la grève dans une usine et la séquestration d’un patron. Depuis, les idéaux politiques ont chuté, et la guerre se joue plus que jamais sur le plan intime : contre le recouvrement et la transformation de tout geste libre…

La guerre au Liban vue par un solitaire, Yan Morvan, photographe

1982, c’est le début de l’opération « Paix en Galilée » : à la suite de la tentative d’assassinat de l’ambassadeur israélien à Londres, le Liban est envahi en juin par l’armée israélienne conduite par Ariel Sharon. Beyrouth-Ouest est assiégée. Yasser Arafat, chef de l’OLP, et onze mille combattants partent pour la Tunisie. Bachir Gemayel, chef des milices…