Le cul sous toutes les couleurs, par Anne-Sophie Tschiegg

Les fêtes arrivent, mais si vous craignez que le champagne ne vous monte pas suffisamment à la tête pour enflammer votre désir, essayez Assez flirté, baisser culotte ! de la diablesse Anne-Sophie Tschiegg (Chic Médias éditions). « fléchir / frémir / faiblir / faillir / trembler / chanceler » Composé de dessins magnifiquement pornographiques, ce livre indispensable pour…

Milo, fleur du mal, par le photographe Nicolas Comment

Avec MILO, Songbook, le photographe et chanteur Nicolas Comment – être un homme utile lui a toujours paru quelque chose de bien hideux – frappe une nouvelle fois très fort, en élégance, appel de la chair, délicatesse formelle. Livre en cinquante images (de Milo, sa muse), quatre paysages, une nature morte et vingt-huit chansons (paroles…

Dado, peintre des atrocités de l’infini turbulent

Le monténégrin Miodrag Djuric, dit Dado (1933-2010), « exilé volontaire » en France en 1956, est un peintre des métamorphoses du corps et du théâtre de la cruauté. Habité par le feu, le bogomile Dado, aux humeurs/humours étranges, n’a cessé de peindre l’infini turbulent, la révolte intérieure, l’anatomie chaotique de personnages grotesques et effrayants, une cosmogonie aux…

A la recherche du texte insoluble – Parages, naissance d’une revue théâtrale

Sur le front assez déserté de la critique théâtrale de qualité, la parution du premier numéro de Parages, revue concoctée par le Théâtre National de Strasbourg (TNS – direction Stanislas Nordey) est une excellente nouvelle. Le théâtre est cet espace propice à l’accueil des fantômes, verbe vibrant fait chair flottante incarnée, ayant besoin, pour s’épanouir,…

Ein moderner Todtentanz, de Joseph Kaspar Sattler

A la fin du siècle 19, le Munichois Joseph Kaspar Sattler, dessinateur, travaille en Alsace comme enseignant à l’Ecole des Arts décoratifs de Strasbourg. Pendant son séjour, il invente une fameuse Danse macabre moderne, qui, avec les Images de la guerre des paysans et Les Anabaptistes, est considéré comme une série d’œuvres graphiques majeures, « tout…

Joyeux, décalé et lucide

Une atmosphère de menace et de stupeur. Une sensation d’étouffement. Un mystère qui persiste. Des voix. L’impression obsédante d’un mal métaphysique de nature monstrueuse, d’une méchanceté fondamentale (mais quelle faute expier ? De toute façon, les derniers Indiens ont été massacrés, laissant enfin place à la civilisation), comme si la terre elle-même (les prières sont impuissantes)…