Grandville, une chambre à soi, par Louise Narbo, photographe

Partie d’Algérie en 1962, après la Guerre d’Indépendance, Louise Narbo est une auteure rare, saluée notamment en 2012 pour son livre Coupe sombre, publié en Belgique chez Yellow Now. Vivant actuellement à Paris, sa vie intérieure est de dimension océanique. Se rendant à Grandville depuis une trentaine d’années, elle a d’ailleurs trouvé dans cette commune…

El Cartucho, cour des Miracles de Bogota, par Stanislas Guigui, photographe

El Cartucho est un conte noir effroyable, un livre de misères, de peines et de révoltes, prisme d’un monde fabriquant de l’injustice et des déchets humains. « A une autre époque, j’aurais exprimé mon point de vue d’une manière beaucoup plus directe et radicale, et j’aurais réglé certaines injustices à coups de sabre. Mais aujourd’hui les…

L’amour de la littérature en vingt pastiches, par Gabrielle Wittkop, écrivain

Chers amis, nous ne jouons pas assez. Imaginons vingt noms d’écrivains, Voltaire, Pétrone, Jean de La Fontaine, D. A. F. de Sade, Alain Robbe-Grillet, Ambrose Bierce, Gustave Flaubert, Marcel Proust, Alfred Jarry, Victor Hugo, Marcel Schwob, Lewis Carroll, Edmond et Jules de Goncourt, E. T. A. Hoffmann, Pierre Choderlos de Laclos, Jan Potocki, Jean Genet,…

La lumière des danses macabres, par Jean-Paul Marcheschi, peintre et sculpteur

J’apprends avec joie que le peintre et sculpteur Jean-Paul Marcheschi participera bientôt à l’exposition collective ayant lieu à l’espace Topographie de l’Art (Paris), IMAGETEXTE 5 (commissariat Horst Haack). Occasion de reprendre le catalogue (éditions Art3 Plessis) de l’exposition que lui a consacrée le Musée de Bastia au Palais des gouverneurs, l’été 2015, Abîmes Abysses. En…

Le dialogue Jung-Pauli et sa signification pour la science moderne, par Bruno Traversi, chercheur, et quelques-uns de ses amis

Je l’ai déjà dit ICI et ICI mais je me plais à le répéter : le travail considérable qu’effectue le chercheur Bruno Traversi sur la nouvelle science pensant ensemble la microphysique et la spiritualité est dans sa nouveauté théorique sans autre exemple à ce jour. Docteur en philosophie, membre de la Société Française de Psychologie Analytique, et professeur d’aïkido,…

Un fouet cosaque sur ma commode, par Honoré de Balzac, dernière correspondance

« Il y a dans les événements humains une force supérieure qui les dénoue et qui rend les discussions publiques, l’intervention de l’opinion, complètement inutile. L’homme peut nouer, il ne dénoue jamais. Ceci atteint tous les drames politiques. Aussi, selon moi, l’homme politique est-il peu de chose devant le poète et l’écrivain. Le livre est plus…

L’amour parfait, ou Le sac du semeur, portrait d’une revue numérique

C’est en tant que veilleur et passeur attentif à la parole parlante qu’Arnaud Le Vac, a pensé Le sac du semeur, la revue qu’il anime, où la poésie et l’art occupent une place structurante. La combativité, la voyance et le désir d’infini d’un Victor Hugo guident son ambition poétique, de l’ordre d’un dégagement, d’une expérience…

Jean Lorrain, rose comme une fille, la correspondance d’un écrivain bretteur

« Jean Lorrain est l’Iris Noir de notre bourbeux marécage. Il est plus aisé de lui donner une plante pour ancêtre qu’un homme. » (Jacques des Gachons) Parmi les grands extravagants de la littérature française, Jean Lorrain (1855-1906) occupe une place de premier rang. Chroniqueur littéraire redouté, écrivain en tous genres, Jean Lorrain a sidéré la Belle…

Soyez tranquilles, cela chauffe, par Louise Michel, révolutionnaire

« L’anarchie, c’est l’avenir de l’humanité. » (Auguste Blanqui) On ne sait plus très bien cet été ce qu’il en est de la décomposition du monde, tant on aura cherché à rejoindre l’indemne, mais, en matière politique, l’esprit renouvelé car débarrassé des fantoches qui en occupent trop souvent l’esprit (les têtes à finances), il importe de revenir…

Tout pour la lettre, par Daniel Mesguich, homme de théâtre

Il y a chez Daniel Mesguich, metteur en scène, acteur, auteur, ex-directeur du Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique (CNSAD), une volonté de faire théâtre de tout qui est absolument réjouissante, non parce qu’elle serait de l’ordre d’un histrionisme, mais parce qu’elle considère la langue comme scène et monde, et l’ordre des jours comme un plateau…