Le plaisir de la subversion carabinée, par Jacques Cauda, écrivain, peintre

« Où j’habitais, dans la banlieue de Paris, Mai 68 se vécut comme un grand dimanche. Les grèves paralysaient tout, et malheureusement mes parents à domicile. Déconfits, hurlant à l’assassin, maudissant les grévistes, les feignants mettant la France dans le vide. Les étudiants dévoyés. Des affameurs. Ils remplirent leur placard. Sucre, pâtes, huile. Et stockèrent de…