Souvenirs du monde littéraire, par Roger Grenier, écrivain

« Sa grande érudition et son sens exceptionnel de l’observation étaient toujours mis au service d’une philosophie de l’indulgence. Ses portraits, parfois sarcastiques, ne sont jamais totalement à charge. » (Jean-Marie Laclavetine à propos de Roger Grenier) Il me plaît de rencontrer l’histoire littéraire française par la bande, au travers d’anecdotes, de récits brefs, de souvenirs colligés….

Un homme-livre, François Truffaut cinéaste, une correspondance

« Genet est l’écrivain le plus discret, le plus orgueilleux, le plus rigoureux, le plus meurtri sûrement. Cette comédie sociale que sont obligés de jouer les gens quand ils deviennent connus, il est celui qui l’a jouée le moins. » Comme bon nombre de ses amis de la Nouvelle Vague qui l’étaient (Jacques Rivette, Maurice Schérer dit…

Hélène, portraits d’une amie, par Estelle Lagarde, photographe

©Estelle Lagarde « Parce que c’était elle, parce que c’était moi. » Ainsi pourrait-on définir dans une formule féminisée, en reprenant l’adage de Michel de Montaigne désignant ainsi sa relation privilégiée avec Etienne de La Boétie, l’amitié entre l’artiste Estelle Lagarde et Hélène Muyal Leiris, rencontrée par hasard dans le métro en 2004, et photographiée pendant plus…

Duras intime, lettre à Michelle Porte, réalisatrice et amie

India Song, 1975, Marguerite Duras « Le temps a pris la forme de l’espace » (Proust, Contre Sainte-Beuve) Auteure de deux films consacrés à Marguerite Duras (1914-1996), Les Lieux de Marguerite Duras (1976) et Savannah Bay, c’est toi (1984), Michelle Porte fut pendant trente ans (1966-1996) l’une de ses grandes amies, adaptant au cinéma en 2004 pour…

Poétiques de l’image, par Jean Daive, critique

Hiroshima, mon amour – Marguerite Duras/Alain Resnais, 1959 Après L’Exclusion (éditions Galerie Jean Fournier, 2015), livre développant à travers les réflexions d’Aby Warburg, Walter Benjamin, André Malraux et Robert Rauschenberg, le postulat « ce que je regarde n’est pas ce que je vois », et l’ouvrage Pas encore une image (éditions L’Atelier contemporain, 2019), où il est…

Le temps retrouvé, Marguerite Duras, par Colette Fellous, écrivain

« C’est très simple, je voudrais retrouver le moment où soudain Marguerite s’est arrêtée de me parler et que tout s’est suspendu. Je resterai d’abord là, sur ces secondes, puis je partirais, sans destination précise, juste partir. Sur un morceau de soie. » Colette Fellous a bien connu Marguerite Duras, à qui elle rend hommage dans un livre…

Cet enfant devant la mer, par Anne-Lise Broyer, photographe

©Anne-Lise Broyer Un enfant lit le journal, tranquillement installé dans le fauteuil d’un salon d’un grand hôtel de bord de mer. Nous sommes en France, quelque part dans les deux premières décennies du XXIe siècle. Le petit garçon essaie de comprendre : où est la droite ? où est la gauche ? où est la justice ? où est-il…

Détourne-toi, il est grand temps, par la revue Possession Immédiate et ses phrères simplistes

©Kamilya Kuspanova « La mansuétude envers le loup est une cruauté envers l’agneau. » (proverbe afghan cité par Jean-Noël Orengo) Par la qualité et la diversité de ses textes, par ses images (photographies, dessins, peintures, captures d’écrans), par l’élégance de sa révolte, Possession Immédiate est une revue à la singularité indispensable, unique dans le paysage éditorial français…

Oostende, cosa mentale, par Yvon Lambert, photographe

©Yvon Lambert Exposée en 2020 à la box galerie à Bruxelles, la série ostendaise du Luxembourgeois Yvon Lambert fait aujourd’hui l’objet d’un livre chez ARP2 Publishing sobrement intitulé Conversations du bord de mer – Oostende. Cité balnéaire autrefois assez chic, Ostende est aujourd’hui un rêve de gloire. La mer du Nord les jours de beau…

Todo, Nada, par Marie Sordat, photographe

©Marie Sordat Nada – rien du tout – est un livre de haute solitude de Marie Sordat. Il faut parfois savoir détruire, rompre des liens, des attaches toxiques, d’anciennes formes devenues stériles, pour accéder à des noyaux de vérité en soi. Détruire, dit-elle, écrivait Marguerite Duras. ©Marie Sordat « Détruire, parfois, est l’achèvement de l’édifice », écrit…

La fulgurante beauté de l’éphémère, par Miho Kajioka, artiste visuelle

©Miho Kajioka Le grand œuvre de la photographe Miho Kajioka, née en 1973 au Japon, vivant et travaillant à Kyoto, est une méditation sur la beauté de l’éphémère. Pas de capture, mais des saisies discrètes, des prélèvements à l’instinct décisif. Employant des méthodes d’impressions alternatives, Miho Kajioka invente dans le secret de son laboratoire, à…