Dans un monde saturé d’images – numérisation/ubérisation de notre existence – jouer le minimal, l’infra, le mince, contre le monumental, le flux incessant, le tombeau somptuaire, peut être un geste de salut, ou tout simplement d’élégance éthique/politique. 16 photos que je n’ai pas prises du photographe (plusieurs livres aux éditions Poursuite) et cinéaste Benoit Grimalt…
Étiquette : New York
Le salut par la sensibilité, The Town and the City, le premier roman de Jack Kerouac (2)
Publié en 1950, The Town and the City, longtemps connu en français dans la traduction de Daniel Poliquin sous le titre Avant la route, est le premier roman de Jack Kerouac. Désormais rétabli dans son titre original, les éditions La Table Ronde ont la bonne idée de rééditer ce beau volume de 600 pages vingt-six…
Pull My Daisy, film-culte de la Beat Generation (1)
Lancement de Pull My Daisy dans les rues de New York, photographies de John Cohen, noir blanc, 1959 Ó John Cohen, Courtesy L. Parker Stephenson Photographs, NYC « Comme L’Âge d’or en son temps pour le mouvement surréaliste, Pull My Daisy demeure, avec le méconnu The End de Christopher MacLaine tourné dans le plus extrême dénuement…
La catastrophe qui vient, Walter Benjamin en France
On n’a peut-être pas assez pris la mesure de l’immense courage de Walter Benjamin, sa mort par suicide à Portbou, à la frontière des Pyrénées espagnoles, et sa réputation de malchanceux (lire Hannah Arendt à propos du thème/poème du « bossu » dans le texte qu’elle consacra en 1971 à son ami), ayant orienté l’approche du grand…
J’aime à me rouler dans le paysage, conversation avec le photographe Gérard Rondeau
Vous participez actuellement à l’exposition Dans l’atelier. L’artiste photographié, d’Ingres à Jeff Koons, au Petit Palais. Vous y montrez des images de Louise Bourgeois à New York, Gilbert & George à Londres, ainsi que de Paul Rebeyrolle à Boudreville. Pourquoi avoir choisi précisément ces images-là parmi l’ensemble de vos travaux ? Photographie-t-on de la même façon…
Fraîcheur de Louise Bourgeois, par Jean Frémon
Il y a chez Louise Bourgeois quelque chose d’un djinn, une façon d’imposer par ses œuvres et son visage une présence malicieuse, son propre rythme, des trous d’air et de stupéfaction, une obstination de fond. Donnant l’impression à la fois de se moquer de tout et de tout prendre au sérieux, Louise Bourgeois envoie valser…
I’ll be your mirror
Ce qui rend si émouvantes les grandes présences artistiques, c’est qu’elles relèvent presque toujours de l’anomalie : quelqu’un se dresse face à nous/la société, en mots, en voix, en sons, en gestes, en traits ou en images, qui ne devrait pas être là. Lou Reed, leader d’un groupe aussi mythique qu’éphémère, The Velvet Underground (cinq années…