Quand Rosetta rencontre Tchoury, Xavier Barral parmi les étoiles

L’homme Xavier Barral n’est plus, mais son nom, associé à l’excellence, continue de rayonner, qui est un vaisseau spatial lancé aux confins de la planète Edition. En témoigne une nouvelle fois, après le fabuleux Mars (2017), le livre La Comète, Le Voyage de Rosetta, prouvant s’il en était encore besoin la fécondité des liens entre…

Les marges du visible, par Sébastien Normand, photographe

Travaillant sur les marges du visible, le photographe Sébastien Normand ne cesse d’interroger les limites de l’œil et des appareils de vision. Concevant son œuvre comme un dépassement des cloisons artificielles entre art et science, l’artiste porte avec beaucoup de rigueur des projets de grande ambition (lire ci-dessous). L’Intervalle présente trois de ses livres et…

Le frisson des choses qui s’enfuient, par Charlotte Mano, photographe

Avec la force de l’insoutenable légèreté de l’être, Charlotte Mano a photographié sa mère malade. Elle est nue, exposée, et pourtant d’une très grande pudeur. La complexité du rapport mère-fille devient dans Thank you Mum une bouleversante complicité de femmes se portant mutuellement attention. Il y a ici du soin et de l’audace, des protocoles…

Art et liturgie à l’âge de la religion capitaliste, par Giorgio Agamben

« Après des années passées à lire, à écrire, à étudier, il arrive parfois qu’on parvienne à comprendre ce qui constitue notre manière spéciale – si elle existe – de procéder dans la pensée et dans la recherche. Il s’agit dans mon cas, de percevoir ce que Feuerbach appelait la « capacité de développement »…

Et in Arcadia Ego, John & Yves Berger, une correspondance

Il y a un grand bonheur à considérer l’amitié possible entre un père et son fils, entre Ulysse et Télémaque, entre l’écrivain, artiste, critique d’art John Berger (Un métier idéal, La Cocadrille, Joue-moi quelque chose, King, G.) et son fils Yves Berger, peintre, poète, travailleur de la terre vivant à Quincy (Haute-Savoie). A ton tour,…

La photographie, un chant orphique, par Alain Willaume

Il faut imaginer Alain Willaume, enfant, plongé dans la lecture d’un atlas grand ouvert, comme on parcourt d’abord le monde en rêveries et sensations colorées, avant de se frotter physiquement à sa géographie. Photographe de l’inquiétude d’être au monde, Alain Willaume est aussi paradoxalement celui de la dissolution de l’ego dans le paysage, le visage…

Le parti pris des paysages, par Beatrix von Conta, photographe

Glissement de terrain est un titre qui m’enchante, parce qu’il me fait penser à celui du film d’Alain Robbe-Grillet, Glissements progressifs du plaisir (1974), œuvre librement inspirée de La Sorcière de Jules Michelet (1862) mettant en scène une succession de décalages, rapprochant la réalité des fantasmes, et qu’il appartient au vocabulaire des géographes. Entre observation…

Passer par la perdition, se retrouver, créer, par Georges Hentschel, photographe

  Représenté par la galerie Agathe Gaillard (Paris), le jeune photographe d’origine italienne et allemande Georges Hentschel m’intriguait par ses images très noires, semblant surgir d’un fond d’inconnaissable, de sensations brutes et de merveille. Ce que j’avais lu de lui me plaisait en imaginant qu’il s’agissait de ses propres mots : « Il photographie l’errance, la mort, l’humain,…

Les noces de la réalité et du mystère, par Adrien Boyer, photographe

Ordonnateur de chaos, telle est la définition traditionnelle de l’artiste que pourrait incarner Adrien Boyer. A la façon d’un musicien, le photographe porté par la galerie Clémentine de la Féronnière (Paris) révèle, en assemblant de façon très subtile les différents éléments se trouvant dans son champ visuel, la structure autonome, quasi invisible, d’une réalité que…