Dans les ruines de l’Histoire, par Mathieu Pernot, photographe

Album de René Pernot, Syrie, 1926 © Mathieu Pernot « Parmi les motifs qui se sont imposés, il y a notamment celui des rideaux métalliques, qui ont constitué un sujet récurrent que j’ai décliné au fil du voyage. Destinés à fermer l’accès et cacher la vitrine, ils ont littéralement fondu à Mossoul lors des bombardements, ont…

La photographie couleur, le ton des époques, une exposition au Musée d’art et d’archéologie d’Aurillac

Joel Meyerowitz, Roseville Cottages, Truro, Massachusetts, 1976, tirage pigmentaire, coll. Florence et Damien Bachelot © Joel Meyerowitz Présentée actuellement au Musée d’art et d’archéologie d’Aurillac et conçue à partir de son fonds photographique contemporain (plus de deux cents pièces), l’exposition 1976/1986 – Une décennie de photographie couleur, visible par la suite au Musée de la…

Vers l’Est, une errance amoureuse et métaphysique, par Guillaume de Sardes, photographe-écrivain

Je suis très attaché au travail artistique de Guillaume de Sardes, élégant, sensuel, informé, intelligent, présenté régulièrement dans L’Intervalle. Ne cessant d’interroger les liens entre écriture et photographie, son dernier ouvrage, Vers l’Est (Hermann Editeurs), se lit comme une errance amoureuse et métaphysique aux confins de l’Europe soviétique. Il y a dans son classicisme un…

Jeunesse de September Books, maison d’édition fondée par Pauline Hisbacq et François Santerre

Pensé dans la continuité de Sept éditions, September books, fondé par un couple de photographes, Pauline Hisbacq et François Santerre, est une structure éditoriale dédiée au livre de photographie de qualité (choix esthétiques/graphisme) dans une approche économique tentant de rapprocher le beau livre d’art du fanzine et de la culture alternative. Avec beaucoup de liberté,…

La photographie comme théâtre des apparitions, par Marie Maurel de Maillé

Pier Paolo Pasolini distinguait un cinéma de prose d’un cinéma de poésie. A bien des égards, le travail photographique de Marie Maurel de Maillé se rattache à cette deuxième catégorie. Epanchement du songe dans la vie réelle, ses images relèvent à la fois de l’intime et de la création d’une contre-allée, désirable, habitable, sortes d’hallucinations…