Vers l’Est, une errance amoureuse et métaphysique, par Guillaume de Sardes, photographe-écrivain

Je suis très attaché au travail artistique de Guillaume de Sardes, élégant, sensuel, informé, intelligent, présenté régulièrement dans L’Intervalle. Ne cessant d’interroger les liens entre écriture et photographie, son dernier ouvrage, Vers l’Est (Hermann Editeurs), se lit comme une errance amoureuse et métaphysique aux confins de l’Europe soviétique. Il y a dans son classicisme un…

Lolita, femme fatale, par Guillaume de Sardes, photographe, écrivain

Essayiste (Nijinski. Sa vie, son geste, sa pensée, 2006) romancier (Le Nil est froid, 2009, Le Dédain, 2012, L’Eden la nuit, 2017), Guillaume de Sardes se situe aussi dans la tradition française des écrivains-photographes. Pour sa dernière programmation, Jean-Luc Monterosso lui offre le bel espace de la MEP (Maison Européenne de la Photographie, Paris) afin…

Italiana, sensations d’Italie, par Giulio Rimondi

La longue route de sable, voyage effectué en 1959 par Pier Paolo Pasolini le long des côtes italiennes, avait permis d’imaginer l’auteur de La Vie violente heureux. Il s’agissait alors, pour l’intellectuel journaliste, de chercher à rencontrer physiquement son pays, à l’éprouver géographiquement, afin de le reconnaître intimement, et de, peut-être, pouvoir parler en son…

Michel Journiac, la photographie comme perturbateur identitaire

Pour dénoncer faux-semblants et hypocrisies sociales, Michel Journiac (1935-1995) a utilisé son corps. Artiste emblématique des années 1970 et 1980, à l’origine avec Gina Pane et Vito Acconci de l’art corporel en France, il fascine et choque le public avec une performance ayant fait date, Messe pour un corps (1969), action où il invite chacun…

Tu trembles à l’idée du néant, une lecture d’images par Mickaël Soyez

Les images que produit Mickaël Soyez sont porteuses d’un silence interrogatif, comme un repos dans la fatigue, l’ivresse ou l’épuisement d’être. Le calme a succédé à la violence, bordure du vide, accueil apaisé de la turbulence. La lumière n’est pas ici l’envers de la solitude, mais un effet de sa puissance. Il y a chez…

Les sortilèges des femmes de pénombre, par Guillaume de Sardes

Chapitre 1 (extérieur jour) : Sacha, « jeune homme dans un costume sombre bien coupé », « lourd manteau de fourrure sur les épaules », « cheveux blonds peignés sur le côté », vient d’enterrer son père. Le chauffeur ouvre la porte, il entre dans une voiture de luxe. Départ. Chapitre 2 (une loge) : Nina, « rousse à frange », le visage androgyne, «…