Une histoire du cinéma vagabonde, par Michel Ciment, critique, écrivain

Résume-t-on Une vie de cinéma quand l’auteur s’appelle Michel Ciment, maître de conférence honoraire en civilisation américaine à l’université Denis Diderot – Paris VII, auteur de nombreuses monographies (Kubrick, Angelopoulos, Losey, Rosi, Kazan, Schatzberg, Boorman, Campion), collaborateur à la revue Positif depuis 1963, parmi toute une foule d’autres activités et responsabilités (émissions de radio, participation…

Grande Hongrie, pays de barbelés, par Patrick Galbats, photographe

  Au cœur de l’Europe, la Hongrie met en œuvre depuis une bonne vingtaine d’années une politique nationaliste, d’autant plus virulente que la crise migratoire, née notamment du chaos au Moyen-Orient, touche ses frontières. Atteinte de fièvre obsidionale, la si désirable Europe en oublie les antiques lois de l’hospitalité qui font la noblesse des peuples….

Sortir du cauchemar de l’histoire, par la romancière Frederika Amalia Finkelstein

« Journal fictionnel », Survivre, deuxième livre de Frederika Amalia Finkelstein, est une œuvre écrite avec un sentiment d’urgence, dans une époque dominée par la terreur propagée stratégiquement par l’internationale des amis de la mort. Impossible pour la narratrice de ce beau livre bref, coupant, nécessaire comme un exorcisme, une purification, ou une continuité de respiration, d’échapper…

« Je me voyais comme quelqu’un qui offre un cadeau », La Destruction du Parthénon, roman de Christos Chryssopoulos (2)

La Destruction du Parthénon, de Christos Chryssopoulos est un livre écrit sous la double influence de Yorkos V. Magris, figure éminente du cercle surréaliste grec Les Annonciateurs du chaos (qui prônait notamment le plasticage de l’Acropole), et d’une pensée étonnante du philosophe italien Giorgio Agamben : « La profanation du sacré est la tâche politique de la…

En désespoir de cause

Dans un livre majeur publié en 1956, L’Obsolescence de l’homme, sous-titré Sur l’âme à l’époque de la deuxième révolution industrielle, le philosophe allemand Günther Anders écrit : « Nous vivons désormais dans une humanité pour laquelle « le monde » et l’expérience du monde ont perdu toute valeur : rien désormais n’a d’intérêt, si ce n’est le fantôme du…