Ségrégation spatiale aux Etats-Unis, par les photographes Emanuele Brutti et Piergiorgio Casotti

Voici de nouveau un livre d’une très grande singularité, au design superbe (Fiorenza Pinna), Index G, des photographes Piergiorgio Casotti et Emanuele Brutti, publié en Italie par Skinnerboox. Index G fait référence à l’indice de Gini, mesure statistique de l’inégalité, également utilisé pour déterminer le degré de ségrégation résidentielle. Piergiorgio Casotti et Emanuele Brutti s’intéressent…

Los Angeles, amer soleil du rêve, par Guillaume Zuili, photographe

Los Angeles, qu’a photographié Guillaume Zuili dans Smoke & Mirrors (éditions Clémentine de la Ferronnnière, 2017), est une ville impitoyable et follement libre. La lumière y est voluptueuse, aveuglante, résurrectionnelle, et parfaitement indifférente aux destins des petits hommes qu’elle irradie. L’usage du sténopé, marié à un tirage au processus parfaitement élaboré, donne aux photographies de…

Poétique de la voiture fantôme, par Frédérick Carnet, photographe

Avec la série The ghost cars, consacrée aux « voitures fantômes », Frédérick Carnet pratique une photographie qui, sous une apparence formelle très affirmée, lève une multitude de questions, et invite à un jeu d’analogies inattendues. Œuvre hybride, entre reportage documentaire, travail sur le paysage, portrait, et art conceptuel, The ghost cars fascine par son implacable silence, sa…

Chroniques d’un absolu, par le photographe Frédérick Carnet

Repéré immédiatement en 1999 pour sa série Eclipses (Bourse du FRAC Ile-de-France, Finaliste du prix HSBC et Mention Spéciale du Jury du Prix Kodak de la Critique Photographique), Frédérick Carnet, passé par l’école des Gobelins, ne se consacre depuis janvier 2015 qu’à ses travaux photographiques, ayant abandonné la béquille d’activités alimentaires dans la publicité. Installé…

Le Spleen de Téhéran, et les merveilleux nuages, par Jafar Panahi

Il y a chez les cinéastes iraniens contemporains (Abbas Kiarostami, Jafar Panahi, Asghar Farhadi, Moshen Makhmalbaf) comme un goût de l’errance (de préférence en voiture), de la mise en abyme (vertige borgésien des récits) et de la métaphysique (l’arbitraire d’un emprisonnement n’est pas impossible) faisant des œuvres de ces artistes de vrais objets de fascination…