Portraits de villes, par le studio be-poles, et ses artistes associés

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Depuis plus de dix ans, les éditions be-poles confient à des artistes, généralement photographes, des portraits de villes sous la forme d’une carte blanche.

Après les volumes Tokyo, Los Angeles, Naples et Rome, dont le succès fut immédiat, de nombreuses villes ont rejoint le catalogue de cette belle collection offrant à chaque ouvrage le format d’un carnet de dimension 13 x 21 de couleur différente.

S’élabore ici un vaste panorama de villes du monde entier, très connues ou plus inattendues (Chamonix, Oran), qui rend la géographie désirable.

Après les collections de livres de voyage de Louis Vuitton (lire ici), L’Intervalle s’ouvre à be-poles.

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Comment est née la collection Portraits de Villes ? Quel en fut le livre fondateur ?

La collection est née lorsque Clémentine Larroumet et Antoine Ricardou (co-fondateurs et directeurs de be-poles) ont décidé d’offrir un cadeau atypique à leurs clients. Ce cadeau était composé de quatre livres de photos au format repensé, les ouvrages Portraits de Villes : Tokyo, Los Angeles, Naples et Rome. Les livres ont énormément plu et l’entourage (notamment des libraires) disaient qu’une telle collection avait du potentiel. Du coup, ils ont continué d’en publier et cela fait maintenant plus de dix ans.

La collection a-t-elle évolué depuis son origine ? Donnez-vous à chaque photographe des contraintes formelles ou une sorte de cahier des charges ?

Le principe reste toujours le même (une carte blanche donné à un(e) artiste), mais les produits ont beaucoup évolué. Des petites Vues Choisies, Marie-Louises, posters, cadres foulards, vélos et même une 4L en partenariat avec Cafés Richard se sont ajoutés. C’est une collection en évolution permanente. L’artiste reste complètement libre pour choisir et illustrer la ville de son choix (en respectant le format du livre). La nouvelle collection Portraits de Villes for kids, quant à elle, est un peu plus encadrée afin de répondre aux demandes du marché.

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Avez-vous une charte graphique, en termes de format, couleurs, nombre de pages, etc. ?

Oui, le format est le même depuis le début : un petit livre en forme de carnet de 13 x 21 cm, 64 pages, une couverture du papier teinté masse, marquage à chaud et dos cousu main.

Par quels biais choisissez-vous les photographes ? Comment le nom des villes vient-il à vous ?

Cela se fait de manière très organique. Grâce au travail du studio (be-poles), nous sommes entourés de talents. Il n’y a pas de règle pour le choix des artistes, parfois c’est via une candidature spontanée, parfois on va proposer à un artiste avec qui nous avons collaboré sur un projet be-poles, parfois ce sont des amis… En revanche, c’est l’artiste qui choisit la ville, et pas nous.

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Quel est votre rythme de publication ? Comment diffusez-vous ?

Jusqu’à présent nous avons publié quatre ouvrages par an, mais suite au lancement de Portraits de Villes for kids nous allons légèrement calmer le rythme. Nous diffusons nos livres via notre e-shop https://www.portraitsdevilles.fr et via des boutiques, libraires, concept store etc. dans le monde entier.

Quel est votre plus grand succès ? Comment l’analysez-vous ?

Le livre le plus vendu est celui de Paris par Patrick Messina. Il existe depuis 2014. Le fait que Paris soit une ville iconique participe sûrement à son succès.

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Madrid est un livre dessiné. Est-ce une exception dans votre catalogue ?

Chaque artiste est libre à s’exprimer à sa façon. Nous n’avons pas seulement des photographes dans la collection. Effectivement Madrid est dessiné par l’artiste et l’architecte Charles Villeneuve, Honolulu constitué de photographies recouvertes de peinture par l’artiste plasticien Nigel Scott, Jochen Gerner a dessiné Stockholm à travers des formes géométriques couvrant des cartes postales touristiques et Felipe Oliveira Baptista a présenté un mélange de photos et de scans de son carnet de notes.

Vous venez de lancer à New York le volume Freetown, de Robbie Lawrence. Quel en est la spécificité ?

Robbie Lawrence a photographié les images de Freetown durant une mission pour Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP). Pour le lancement, on a choisi d’organiser un lancement et une exposition caritative à New York, où on vendait des prints en édition limitée pour reverser tous les bénéfices au planning familial au Sierra Leone à travers Friend of UNFPA. Les tirages sont également en ventre sur notre e-shop et il s’agit de vingt-et-une images en cinq exemplaires et ils ont tous été sélectionnés pas Jennifer Pastore (Executive Photo Director of Wall Street Journal Magazine).

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Quels sont vos prochains titres ? Qui en sont les photographes ?

Le prochain titre dans la collection Portraits de Villes est Oran par Sonia Sieff et Laurence Benaïm qui va sortir à la rentrée. Le prochain livre de la collection Portraits de Villes for kids sera Rome par Jean André et va sortir pour la fin de l’année.

Propos recueillis par Fabien Ribéry

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Robbie Lawrence, Freetown, be-poles, 2019, 64 pages

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