Paris, organisme vivant, par Eric Hazan, écrivain

Il est trop facile de verser dans la délectation morose à propos d’un Paris qui fut mais qui n’est plus, ou si peu. Le Paris de Villon, des Lumières et des barricades. Le Paris du peuple éduqué, phare du monde libre. Ce n’est pas faux, mais c’est aussi très peu vrai. Mieux vaut avec Eric…

Intime, une utopie suédoise, par Magnus Cederlund, photographe

© Magnus Cederlund Il faut souvent plusieurs années avant de trouver un café à notre mesure, à la fois refuge et lieu de rencontre, terre d’exil et d’envol. Lorsqu’on croit l’avoir trouvé, il faut le tenir, lui être fidèle, y déposer temps, pensées, argent, et s’autoriser le soir venu à y être déraisonnable. © Magnus…

Derrière un Vittel-menthe, par Didier Blonde, écrivain

« Il m’arrive, parfois, à peine entré, de ressortir. Non, je le vois bien, ici, n’est pas mon genre, pas de place qui me convienne, trop de bruit, de lumière, de musique, de télévision, de soliloques au téléphone, je ne m’y reconnais pas, aucun visage qui me retienne, un coup d’œil m’a suffi, allons voir…

Dessiner le silence, apprivoiser le noir, par Anne Gorouben, artiste

J’ai découvert le travail graphique d’Anne Gorouben grâce à Léa Veinstein, ayant choisi pour l’illustration de couverture de l’édition de sa thèse, Les philosophes lisent Kafka, Benjamin, Arendt, Anders, Adorno (Editions de la Maison des sciences de l’homme, 2019), un pastel sec sur carton intitulé Berlin W. Emu par la profondeur de silence et de…

Du pavé disjoint comme éloge du fragile, par Catherine Minala, photographe

Il y a bien sûr à Hambourg le Café Lehmitz qu’Anders Petersen a fait rentrer dans l’histoire de la photographie. Il y a maintenant à Bruxelles, pour les amateurs de livres d’images, un autre estaminet de choix, Le Pavé, que Catherine Minala, Française installée chez les Belges depuis 1994, a photographié pendant plusieurs années pour…