Etranger familier, photographier les USA, par Ronan Guillou

© Ronan Guillou D’origine bretonne, le photographe Ronan Guillou ne cesse d’arpenter les Etats-Unis en tous sens pour des séries et des livres montrant un pays renouant, jusque dans la déréliction sociale, avec le mythe d’un espace sauvage à conquérir ou reconquérir. Avalé par les fictions qu’il produit, le territoire américain est ainsi vu comme…

Artic Heroes, éloge des chiens de traîneau, par Ragnar Axelsson, photographe

© Ragnar Axelsson Sous-titré « A Tribute to the Sled Dogs of Groenland », Artic Heroes, du photographe islandais Ragnar Axelsson est un hymne impressionnant au chien de traîneau, à sa relation à l’homme, et à sa capacité à s’adapter à des conditions climatiques extrêmes. Prises entre 1986 et 2019, les photographies en noir et blanc de…

Venice kiss, par Dotan Saguy, photographe

© Dotan Saguy Venice. Venise. Veni Vidi Vici. Vice. Sous-titré, « The last day of a bohemian paradise », Venice Beach, de Dotan Saguy, est une fête galante à l’époque de la fin des idéologies et de l’hédonisme célébré par la société de consommation.  De la mesure ? de la bonne distance ? de la tenue morale ? Allons, allons,…

La vie beat d’une famille mormone, par Dotan Saguy, photographe

Ces cinq-là sont fabuleux, cinq mondes, cinq totalités ouvertes, cinq planètes tournoyant dans le même espace d’un car scolaire reconverti en habitation roulante. Il s’agit de la famille Reis, du couple Ismael et Greice, et de leurs enfants âgés de trois, cinq et dix ans, des petites filles. © Dotan Saguy Le photographe Dotan Saguy…

Le dernier Noël d’un couple criminel, par Anton Roland Laub, photographe

© Anton Roland Laub Last Christmas (of Ceaucescu) est un bel objet éditorial conçu en Allemagne par Kehrer Verlag. De couverture rouge en simili cuir, ce pourrait être un maroquin ministériel, ou l’un de ces petits livres à contenu idéologique pour endoctrinement rapide. D’un humour froid, voire glaçant, proposant des images de la banalité inscrite…

Grandeurs et misères de la société publicitaire, par Anja Conrad, photographe

Née en 1971, Anja Conrad est une artiste allemande ayant grandi aux Etats-Unis (Chicago, New York) et vivant le plus souvent à Francfort. Son travail relève de l’éveil, d’une attention portée à ce qui structure l’espace urbain, d’un enchantement né du quotidien observé d’un œil neuf. Dans Everything is always so perfect when you are…

Le désert namibien, illusion d’une illusion, par Aapo Huhta, photographe

Nous sommes dans le désert namibien entre 2016 et 2018. Nous sommes une lumière pulvérulente, une aube de fécondité, l’enfant ébloui d’une matrice infinie. Dieu Soleil brûle toute prétention. Mon amour, demande à la poussière où je vais, où tu vas, où nous allons ensemble. Des dunes de sable, une tempête, l’entaille d’une flamme dans…

Sex and death in Badlands, par Tomeu Coll, photographe

  Badlands, de Tomeu Coll n’est pas un livre, mais une île espagnole, qui est un territoire mental avant d’être géographique. A Majorque, les paysans retournant la terre découvrent souvent des présences millénaires, étouffées, réclamant vengeance, cherchant à reprendre vie. Comme le poète en photographie, le Wanderer, marchant sur la lisière séparant finement les vivants…

Ne surtout pas grandir, par Lene Marie Fossen, photographe

C’est un livre que je n’ai pu ouvrir qu’en le fermant immédiatement, tant il m’a d’abord effrayé. Un livre de peine, de mort, d’épouvante, et peut-être aussi de summum de vie dans la destruction même du corps qu’il met en scène. C’est une œuvre de la Norvégienne Lene Marie Fossen, qui, à l’âge de dix…

The Castle, so french and british, par James Hill, photographe

Le Château de Mallebois, en Eure-et-Loir, est, comme il se doit, entouré de bois profonds. On y croise encore, comme dans les poèmes de Gérard de Nerval, des âmes noires tenant par la bride de superbes chevaux. La futaie est épaisse, qui abrite le temps lui-même en son ordre séculaire. Qu’il vente, pleuve ou neige,…

Tennessee, pays des âmes perdues, par Mike Smith, photographe

  « I’d rather have a gun in my hand than a cop on the phone »   C’est un livre carré, de grand format, à la puissance visuelle indéniable. Chaque photographie soulève une émotion, une interrogation, des abîmes de perplexité. Nous sommes perdus, nous sommes aliénés, nous persistons dans nos douleurs, mais nous sommes…