Le passage des frontières, par Yvon Le Men, poète

« Nous aussi, nous aimons la vie quand nous en avons le moyens » (Mahmoud Darwich) Après Une île en terre consacré au hameau et aux rêveries de son enfance (2015), puis en 2017 Le poids d’un nuage (les paysages bretons, les lectures, la peinture), Bruno Doucey a publié en 2018 le dernier volume de la trilogie…

De la fraternité, Albert Camus et Louis Guilloux, une correspondance

« Ce qui équilibre l’absurde, c’est la communauté des hommes en lutte contre lui. Et si nous choisissons de servir cette communauté, nous choisissons le dialogue jusqu’à l’absurde – contre toute politique du mensonge ou du silence. » (Albert Camus à Louis Guilloux – 5 janvier 1946) Dans l’atmosphère de meurtre et de petitesse morale…

La courbe de nos fatigues, par Arno Brignon, photographe

Paru en 1924, Une vague de rêve est un texte assez peu connu de Louis Aragon, pourtant considéré comme le pendant lyrique du premier Manifeste du surréalisme rédigé par André Breton. On peut y lire notamment ceci : « Nous nous plaisions à observer la courbe de nos fatigues, l’égarement qui les suivait. Puis les…

Héritiers de Philip Roth, ou rien, La Nouvelle Revue Française, n°632

Dans la Nouvelle Revue Française, la voix du romancier dandy, époux fou (d’Eva), Simon Liberati est l’une de celles que j’aime le plus retrouver, pour son impertinence, et sa pertinence. En mai 2018 (n°630), l’auteur de L’Hyper Justine (Prix de Flore 2009) donnait à lire un article au titre jubilatoire, Du système DD à l’extase…

L’ordre du désordre, She’s Lost Control, par le collectif Tendance Floue et Charlotte Guy, éditrice

La seconde livraison du projet « She’s Lost Control », conçu par Charlotte Guy, fondatrice de la maison d’édition Charlotte sometimes, est un travail radical issu d’une recomposition très rock des archives de l’agence Tendance Floue. L’ambition de ce petit livre imprimé selon le procédé risographique est d’être un objet à la fois fragile et percutant, clandestin…

André Breton, présent considérable

« J’ai vingt-deux ans. Je crois au génie de Rimbaud, de Lautréamont, de Jarry ; j’ai infiniment aimé Guillaume Apollinaire, j’ai une tendresse profonde pour Reverdy. Mes peintres préférés sont Ingres, Derain ; je suis très sensible à l’art de Chirico. Je ne suis pas si naïf que j’en ai l’air. » La publication intégrale depuis 2016 par Gallimard…