La mort me brûle, par Elias Canetti, écrivain de visions

« Pascal a atteint trente-neuf ans, je vais bientôt en avoir trente-sept. Si j’avais le même destin que lui, j’aurais tout juste deux ans devant moi, quelle hâte ! Il nous a laissés en vrac ses Pensées vouées à la défense du christianisme. Je veux rédiger mes pensées vouées à défendre l’homme contre la mort. » Le docteur…

De la vie princière, ou pas, par Marc Pautrel et Agnès Riva

« La séparation est devenue une constante de mon existence qui m’a forcé à changer de vie, et c’est pour ça que je me suis retrouvé romancier : je veux tout transformer en légende, créer une boucle continue, doubler l’éternité. » (Marc Pautrel) La vie princière, c’est celle que l’on mène en silence, dans une île enchantée, loin…

Comme s’il n’y avait que huit jours dans la vie, par Pascal Convert, le converti

Conversion, du plasticien et écrivain Pascal Convert, est un livre composé de quelques images pauvres – le trésor de photographies d’enfance, d’êtres chers – et de textes en fragments de nature autobiographique. En son centre, l’auteur explicite sa poétique : « Ayant largement passé la cinquantaine, j’ai compris depuis longtemps qu’aucun destin d’exception ne m’attendait et…

Philippe Sollers, Girondin à travers les siècles

Nicolas Lancret (1690-1743) Fête Galante avec la Camargo dansant avec un partenaire (détail) vers 1727-1728. Huile sur toile, 76,2 x 106,7 cm. © National Gallery of Art, Washington Il arrivera un jour, ce temps arrive, il est arrivé, où les écrits de Philippe Sollers, écrivain français parmi les plus importants du XXème siècle et de…

Les barricades mystérieuses, conversation avec Hubert Haddad (2)

Auréolée de nombreux prix, l’œuvre d’Hubert Haddad, écrivain, poète, essayiste, historien de l’art, fondateur de revues, peintre, est d’une ampleur et d’une variété passionnantes. Les coïncidences exagérées, son dernier livre, publié en cette rentrée dans la collection « Traits et Portraits » du Mercure de France, soulève l’enthousiasme, tant la vie y apparaît comme la construction involontaire…