Sensations du vivant, par Frédérique Dimarco, photographe

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© Frédérique Dimarco

Michaël Serfaty – livre Les Bras du Séquoia présenté récemment dans L’Intervalle – nomme avec beaucoup de justesse « le tendre espace » le travail photographique de Frédérique Dimarco, publié dans la belle collection de format carré Notes que l’éditeur Arnaud Bizalion consacre à des essais poétiques fragiles et risqués.

Dans un corpus d’images généralement floues, l’auteure aixoise saisit des impressions de vivant, des bouts de paysages, des animaux, quelques humains, la beauté de l’éphémère, des presque riens qui sont des totalités de sens.

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© Frédérique Dimarco
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© Frédérique Dimarco

Tempus fugit, mais l’art photographique travaille avec la mort pour fabriquer du vivant, un surcroît de présence.

Le tendre espace peut se feuilleter comme un flip book, construisant un continuum dans le disparate, telle une sorte de rêve éveillé propice aux associations libres.

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© Frédérique Dimarco

Il faut accepter l’égarement, l’effarement, l’effacement, le poudroiement des affects.

Physique du monde, et métaphysique de l’esprit qui s’enflamme.

Pour son premier livre d’artiste, Frédérique Dimarco réinvente à l’instinct le chant du monde dans l’apesanteur d’une nuit trouée d’instants de lumières.

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© Frédérique Dimarco

Un phare, une guirlande, un réverbère.

Le principe général est cinétique, le mouvement (cadrages/format des images sur la page/marche/vitesse des véhicules/surfaces réfléchissantes) autorisant la déprise pour que naisse la surprise des visions.

« Les photos de Frédérique, écrit Michaël Serfaty, ouvrent nos propres images mentales, pas de début, pas de fin, le glissement se poursuit bien au-delà du livre, le blanc des pages se remplit de nous, coton qui se tisse entre elle et nos vies. »

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© Frédérique Dimarco
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© Frédérique Dimarco

L’espace est sporifère, qui accueille et féconde toute chose.

La colonne vertébrale d’une montagne, un blond visage mélancolique, des arbres étiques, un tunnel, des fils électriques.

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© Frédérique Dimarco

Frédérique Dimarco habite poétiquement le monde, sans peser, le gros animal social (Platon) lui important moins que la force de l’ours polaire et l’audace des départs.

Le tendre espace invite à l’abandon, à la rencontre, aux dialogues murmurés.

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Frédérique Dimarco, Le tendre espace, texte de Michaël Serfaty, Arnaud Bizalion éditeur, 2019

Site de Frédérique Dimarco

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© Frédérique Dimarco

Site d’Arnaud Bizalion

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