Le feu se déclare chez toi, par Guillaume Chauvin, photographe, écrivain

  Consigne n°2 : « Le feu se déclare chez toi : que photographies-tu avant d’évacuer les lieux ? » Pour prolonger la lecture de son petit livre facétieux, La faute aux photos (Allia, 2018), ensemble de trente-neuf consignes loufoques données à des photographes, apprentis ou confirmés (chronique à venir dans la revue Art Press), j’ai souhaité interroger son auteur,…

Les Indiens de Sibérie, par Claudine Doury, photographe

C’est par la beauté de son nom que le fleuve Amour a mené il y a près de trente ans la photographe Claudine Doury en Sibérie. Russophile par l’école, elle l’est devenue alors par le cœur, rencontrant des peuples lointains qui lui ont immédiatement fait songer aux Indiens d’Amérique tels que représentés par Edward Curtis…

De la suspension du temps, par Géraldine Lay, photographe

Impromptus (éditions Poursuite, 2017), de la photographe Géraldine Lay, est un ensemble d’images doucement discrépantes. Le motif général est musical, entre la fantaisie et la fugue, et très cinématographique en ce que le hors-champ semble déterminant pour comprendre l’énigme des compositions visuelles. Avec une très grande délicatesse, un goût pour la cocasserie, mais sans systématisme,…

Les vertiges de l’identité carnavalesque, par Olivier Culmann, photographe

Questionnant les notions d’identité et de représentation sociale, le photographe Olivier Culmann, membre du collectif Tendance floue, a imaginé avec The Others (Xavier Barral, 2015), une série hilarante sur notre besoin de faire de nous-même notre propre idole. Construites dans des studios photographiques en Inde, ses images montrent à la fois les métamorphoses du même…

De la vie des marionnettes, par Pierrick Naud, plasticien

Il y a dans les dessins de Pierrick Naud, plasticien né en 1969, un jeu très grave d’hybridations, de superpositions et de masques faisant apparaître des présences fantomales qui pourraient être d’un conte noir de dimension discrètement ésotérique, à la façon d’une œuvre de Lewis Carroll. Au centre du papier une petite fille aux yeux…

La corne acérée du taureau, une iconographie de la corrida, par Ozvan Bottois

Dans un texte intitulé « De la littérature considérée comme une tauromachie » constituant la préface de son maître livre autobiographique, L’Âge d’homme (1939), Michel Leiris écrit : « Ce qui se passe dans le domaine de l’écriture n’est-il pas dénué de valeur si cela reste « esthétique », anodin, dépourvu de sanction, s’il n’y a rien, dans le fait d’écrire une œuvre…