Pierre Drieu La Rochelle, pages inédites

« Je me demandais, écrit Chateaubriand, si les ossements n’ont point des modes de vie qu’on ignore, s’il n’est pas d’existences de néant, des pensées de poussière. » Depuis son adolescence, Drieu La Rochelle n’a cessé d’écrire, publiant notamment en 1931 le magnifique Feu follet – à quand l’inscription de ce livre au programme des lycéens passant…

Maurice Blanchot, le soupçon, par Michel Surya, écrivain

« Que Maurice Blanchot n’ait peut-être pas lui-même toujours été à la hauteur de son œuvre, il n’y a rien là qui l’excepte du nombre des auteurs des plus grandes œuvres. » Sait-on aujourd’hui à quel point Maurice Blanchot, le critique génial, l’ami de Roger Laporte et de Jacques Derrida – qu’il gagnera à sa cause biographique…

My chief happiness manager est un salaud, par la revue Lignes, n°62

Le dernier numéro de la revue Lignes (62), consacré aux « mots du pouvoir et au pouvoir des mots », est excellent, qui offre à ses contributeurs la participation à un dictionnaire critique permettant, à la façon de Victor Klemperer, ou de Eric Hazan, de faire un état des lieux des maux langagiers pourrissant notre…

Jacques Lemarchand, critique, serviteur du théâtre, et grand amoureux

Sans la belle obstination d’amis, de critiques, d’éditeurs, de passeurs, certaines œuvres essentielles tomberaient rapidement dans l’oubli, ainsi, peut-être, celle de Jacques Lemarchand, dont les éditions Claire Paulhan publient le troisième tome du journal (1954-1960) de ses aventures littéraires et sensuelles. Lecteur chez Gallimard, ami de Boris Vian et d’Albert Camus qui le fit entrer…

Jean Paulhan et Henri Pourrat, une amitié en toutes lettres

« Si l’homme ne reste pas en liaison avec les choses naturelles, il se déshumanise. » Effet de la terreur sanitaire actuelle, j’ai reclassé plusieurs pans de ma bibliothèque – celle du bas, deuxième porte à gauche -, et rassemblé en bonne place quelques livres de Jean Paulhan, d’abord Les fleurs de Tarbes (mais attention,…

André Breton, présent considérable

« J’ai vingt-deux ans. Je crois au génie de Rimbaud, de Lautréamont, de Jarry ; j’ai infiniment aimé Guillaume Apollinaire, j’ai une tendresse profonde pour Reverdy. Mes peintres préférés sont Ingres, Derain ; je suis très sensible à l’art de Chirico. Je ne suis pas si naïf que j’en ai l’air. » La publication intégrale depuis 2016 par Gallimard…

La fraternité Louis Guilloux, par ses amis réunis

La fidélité est une force motrice capable bien souvent de produire des merveilles et d’annuler, par le temps du ressouvenir actif, l’irréductible de la mort. A Saint-Brieuc, où vécut Louis Guilloux (1899-1980), une très belle société d’amis fait vivre depuis de nombreuses années la mémoire de l’auteur du prodigieux Sang noir (1935), livre de grande…