Le nouvel âge du vivant, par Corine Pelluchon, philosophe

Avec Marielle Macé, Vinciane Desprez, Barbara Stiegler, Cynthia Fleury et quelques autres femmes philosophes de grande sensibilité, il est possible aujourd’hui de repenser avec beaucoup de vitalité et d’espoir l’ensemble de nos liens écosophiques, à l’autre, à soi, à l’environnement naturel. Professeure d’éthique et de philosophie politique à l’université Gustave Eiffel (Paris-Est), Corine Pelluchon propose…

Preto, la résistance des corps, par Fabio Miguel Roque, photographe

Certains jours, loin du vacarme médiatique et de la propagande de la mort, vous recevez dans votre boite aux lettres d’excellentes nouvelles du monde. Des amis qui vous ont lu finement se signalent à vous, vous comblent, vous offrent leur création. Vous vous précipitez dans votre café préféré, vous ouvrez le colis, et étalez sur…

Ensemble, alléger notre fardeau, par Mathieu Riboulet, écrivain

  « Car nous sommes dans un temps d’attentat, de violence, de respirations courtes, d’hébétudes transitoires, de confusions profuses, un temps de crépuscule, car nous sommes dans des villes hantées par des fantômes, hantées par des mendiants, et quand les uns nous parlent nous entendons les autres, nous tendons des aumônes, nous ramassons des balles,…

Nous, le migrant, par Jean-Luc Parant, plasticien et écrivain

« Ce qui nous manque c’est de na pas pouvoir serrer la main de tous les hommes, embrasser toutes les femmes, regarder les yeux de tous les enfants. » Je n’aime pas le mot migrant, désignant des réfugiés dont on fait comprendre qu’ils sont des transhumants saisonniers, ou une espèce zoologique soumise à l’attraction de…

Un certain goût de la vie, par La Fabrique de Méditerranée

« On ne fait pas mûrir les olives plus vite ! » Dans Eloge de la pensée de midi (Actes Sud, 2007), Thierry Fabre déploie cette image née de la pensée d’Albert Camus, « la pensée de midi ». Issue de la « gaieté fataliste » d’un Nietzsche à laquelle il faut associer la pugnacité…

Je suis le roi du bois, le Zeus, le criminel, par la photographe Anne-Lise Broyer

Anne-Lise Broyer pratique l’acte photographique comme un dessaisissement, une tentative d’éblouissement et de perte. La dramatisation des instants participe chez elle d’une poétique de la voyance, d’une volonté d’opérer une sorte d’archéologie du présent permettant de relier espaces et temps dissemblables, pourtant profondément unis. Passant par la littérature et l’érudition pour interroger notre façon d’être…