La grande santé des maladies, par Antonella Moscati, écrivain

« Quand on n’avait pas encore compris ce que nous avions, c’est-à-dire à peine avions-nous un peu de fièvre sans plaques dans la gorge, on nous mettait tout de suite un bon suppositoire, presque toujours du Pyramidon, qui cependant ne servait pas à grand-chose, pour ne pas dire à rien, si ce n’est à faire transpirer…

De la fraternité, Albert Camus et Louis Guilloux, une correspondance

« Ce qui équilibre l’absurde, c’est la communauté des hommes en lutte contre lui. Et si nous choisissons de servir cette communauté, nous choisissons le dialogue jusqu’à l’absurde – contre toute politique du mensonge ou du silence. » (Albert Camus à Louis Guilloux – 5 janvier 1946) Dans l’atmosphère de meurtre et de petitesse morale…

Influence, un élixir floral, par Joseph Charroy, photographe

Préparez les baguettes d’achillée et votre manuel de Yi Jing, il se pourrait bien que, comme ça, dans votre appartement du centre de Lille, votre petite maison de l’Ariège, ou votre squat de Bruxelles, vous ne rentriez dans la danse des hexagrammes. La grande santé est une affaire d’équilibre, plus que d’absence de maladie, ou…

Eloge du corps vivant, par Bernard Andrieu, philosophe (1)

Philosophe et professeur de Staps à l’université Paris-Descartes/Université de Paris, Bernard Andrieu élabore une pensée parmi les plus stimulantes qui soient, proposant une réflexion d’ampleur sur le lien entre le corps vivant et la conscience que peut en avoir le corps vécu. Le chercheur appelle ainsi émersiologie l’éveil du corps vécu par l’intelligence du corps…

La grande santé, par Antonio Jiménez Saiz, photographe

Cet homme-là est un mystère, qui, à soixante ans, quasiment seul, vient de produire deux livres magnifiques, Elite Controllers (2016), No nos aprenden a morir (2018) [chroniqué dans L’Intervalle], et cinq fanzines. Antonio Jiménez Saiz est un autodidacte à qui la photographie est apparue comme un moyen d’expression majeur, un outil capable de révéler la…