Théâtre, mer de ténèbres, par Claude Régy, auteur-metteur en scène

« Je me suis aperçu que le silence n’était pas muet. Que le silence, comme le dit Meschonnic, n’est pas un arrêt du langage mais que c’est, en fait, une catégorie du langage. C’est-à-dire qu’il y a une qualité d’expression qui ne peut s’atteindre que dans le silence et par le silence. » Claude Régy a créé…

Le ratage ne s’improvise pas, par Christophe Esnault, écrivain

« Ce matin, j’ai reçu un mail – qui sentait bon le copier-coller – signalant que mon texte n’avait pas été retenu (bla bla…) par le comité de lecture d’une revue littéraire et je me suis ouvert le ventre avec un canif aiguisé par un vrai fils de pute » Mordre l’essentiel est un recueil de textes…

Claude Régy, le théâtre comme art sacré

Comme il doit être doux de vivre quelques semaines sur une île déserte, accompagné de beaux visages choisis, acteurs de bonne foi, et de passer les jours à lire, commenter, jouer ensemble le bel et inspirant ouvrage des Ecrits (1991-2011) de Claude Régy, que les éditions Les solitaires intempestifs ont l’heureuse idée de publier en…

Vous avez de belles veines, me disait l’infirmière – écrire, selon Christophe Esnaut et Jean-Charles Massera

Malgré des styles très dissemblables, Gangue son de Jean-Charles Massera et Mythologie personnelle de Christophe Esnault ont ceci de commun d’être des dispositifs d’écriture, des mises en scène du sens où les deux auteurs, nourris de culture littéraire, composent leurs livres adossés à la bibliothèque, tout en prenant quelque distance avec les fantasmes de toute…

Une parole qui agit, portrait de Claude Régy en vautour accompli

Pour comprendre le titre du dernier ouvrage du metteur en scène (et ombres) Claude Régy, Du régal pour les vautours (festin pour tout esprit sensible), il convient d’aller directement à la page 71. L’auteur d’Espaces perdus (1998), 93 ans et une énergie décuplée, y fantasme avec une grande élégance sa propre disparition : « Ce qui est…