L’aube vient, par Jacques Mataly, photographe, et Pierre Cendors, écrivain

© Jacques Mataly « Ici, à la fin des terres, face à l’Atlantique, face à la vaste forge d’eau où chaque vague, chaque ruée du large, arrachant au rivage une chevelure de sable, heurte la roche comme un crâne dur, j’écoute une parole sans sommeil, sans cesse renaissante, sans commencement ni fin. » En offrant au photographe…

Défendre la photographie, par la revue Like

Bernard Plossu © Thierry Valletoux Sur les centaines d’ouvrages photographiques paraissant chaque année en France – un millier peut-être avec l’autoédition -, quels sont ceux qui véritablement nous font vibrer, changent notre vie, et que nous emporterions sur une île déserte ? Dans son deuxième numéro – magnifique travail -, la revue Like se propose, en interrogeant…

Michel Fresson, le traducteur, par Bernard Plossu, photographe

© Bernard Plossu « On effleure les saisons, les arbres vibrent, le vent murmure… En un mot, Michel Fresson est mon traducteur. » (Bernard Plossu) Le monde se rétrécit, comme le goût de la nuance et l’effort de civilisation dans la délicatesse. Pour retrouver le chemin de la volupté et le sens de la profondeur, il nous…

La Reine de la patate, odyssée québécoise de la frite, par Françoise Chadaillac, photographe

© Françoise Chadaillac « Y’a pas un Québécois qu’y a pas une patate frite dans l’cœur… » Mes dernières excellentes frites en photographie datent du début de l’année 2019, avec la parution de l’ouvrage Platteland du Belge Simon Vansteenwinckel (j’en signe le texte) aux bien-nommées Home Frit’ Home Editions. © Françoise Chadaillac Autre géographie, autre époque –…

Les secrets du tirage, par Guillaume Geneste, maître d’art

Colette © Guillaume Geneste « Je trouvais magique de voir que, sur une même feuille de papier à lettres, il était possible d’écrire un poème et de faire apparaître une photographie. » Le tirage à mains nues, de Guillaume Geneste, est le grand livre qu’il manquait en France sur l’art du tirage. Premier ouvrage essentiellement de textes…

Hommage à Alain Desvergnes, par Christian Milovanoff et Christian Gattinoni, photographes, enseignants, critiques (2)

  Je n’ai pas connu Alain Desvergnes, qui dirigea de 1979 à 1982 les Rencontres internationales de la photographie d’Arles, et créa avec Lucien Clergue et Maryse Cordesse en 1982 l’Ecole nationale supérieure de la photographie. Admirateur de l’œuvre de William Faulkner, professeur agrégé à l’université Saint-Paul d’Ottawa (Canada), il était également photographe, auteur notamment…

Alain Desvergnes, le tempérament photographique, par Arnaud Claass, écrivain, photographe (1)

Je n’ai pas connu Alain Desvergnes, qui dirigea de 1979 à 1982 les Rencontres internationales de la photographie d’Arles, et créa avec Lucien Clergue et Maryse Cordesse en 1982 l’Ecole nationale supérieure de la photographie. Admirateur de l’œuvre de William Faulkner, professeur agrégé à l’université Saint-Paul d’Ottawa (Canada), il était également photographe, auteur notamment de…

Pour emplir tout un cœur d’homme, de deux photographies de Bernard Plossu et Gabrielle Duplantier, par les écrivains Serge Airoldi et Eduardo Berti

Ultra-chics, d’une élégance folle, à prix démocratique, les livres photographiques à poster des éditions Les Petites allées sont indispensables. Une photographie, un auteur qui la commente librement, un livre dont l’impression typographique est artisanale. De la saveur, de la sapience, une leçon d’observation. Paraissent les deux derniers volumes (6eme et 7eme d’une collection réservant encore…

Foto povera, la photographie et l’enfance de l’art, par Yannick Vigouroux, Jean-Marie Baldner et Christian Gattinoni

Avec le concept de foto povera faisant l’éloge des pratiques dites « archaïsantes », contre le mythe techniciste et la vulgate bressonienne de « l’instant décisif », Yannick Vigouroux, critique et photographe, a créé beaucoup d’émoi. Collectif informel de photographes prônant le geste libre et l’enfance de l’art, foto povera n’a pas joué le jeu…

Les régions du monde de l’esprit, par Eric Dessert, photographe

Il y a en histoire de l’art des anomalies, des oublis, des dénis, des présences fantômes la rendant passionnante pour les chercheurs d’or et de confins. Il y a des noms qui s’imposent, et qui pourtant s’amenuisent de ne pas trouver de relais critiques ou institutionnels à leur hauteur. J’ai déjà évoqué ici l’œuvre de…