Le formalisme, c’est l’essentiel, par Jan Groover, photographe

Dans l’histoire de la reconnaissance institutionnelle de la photographie en couleur, l’Américaine Jan Groover (1943-2012) a joué un rôle important au travers de ses natures mortes, développées selon des procédé de la fin du XIXe siècle, notamment le platine-palladium. On connaît mal de ce côté-ci de l’Atlantique son œuvre habitée par la question du formalisme,…

Le génie des formes, par Eric Tabuchi, photographe

L’homme et ses symboles n’est pas le livre le plus connu de Carl Gustav Jung, qui établit son plan à 83 ans et le termina dix jours avant sa mort, la rédaction en étant collective. La thèse en est simple : l’être humain ne peut s’accomplir vraiment que s’il a une connaissance précise de sa…

Les photographies passagères de Christophe Bourguedieu

Lorsqu’il aborde le territoire d’une ville, le photographe Christophe Bourguedieu laisse agir en lui la force motrice de l’attention flottante, traduite par la triade sensation-émotion-pensée. La lumière nimbant ses paysages est une puissance de transfiguration, doucement érotique. Il s’agit pour le photographe de travailler l’approche des scènes, des visages, des géométries comme des œuvres ouvertes,…

D’épures en simplifications, Bernard Gabriel Lafabrie vu par Alain Marc, poète

Il est très agréable de ne rien connaître – ou presque – à l’objet de notre étude, mais de savoir immédiatement, dès l’ouverture de l’enveloppe, qu’un dialogue pourra s’opérer, parce qu’il sera question de nécessité poétique, d’art, de la vie des formes. Alain Marc est poète. Son catalogue indique des préfaces de Pierre Bourgeade (pour…

Pierre-Yves Freund n’existe pas, par Pierre-Yves Freund, plasticien

L’œuvre de Pierre-Yves Freund s’apparente à une méditation sur le très peu et le lien forme/pensée/forme. Son travail interroge plus qu’il n’affirme. Ses prélèvements de matériaux dans la nature ou la ville, lors de ses marches, sont des suspensions de temps destinées, dans un espace géographique donné, lors d’une exposition, ou dans le secret d’une…

Il voyait des Régentes partout, François Dilasser en son grand oeuvre dessiné

L’œuvre purement graphique du peintre breton François Dilasser (Lesneven – 1926/2012) est peut-être la part la plus méconnue de son travail. Considéré dans son autonomie de formes et de construction, le dessin apparaît pour Dilasser comme un monde en soi, porteur d’une étrangeté fascinante. La main, souveraine, trace ce que l’œil découvre ensuite avec stupeur…