Bondage, un art de l’attachement, par John Willie, photographe

C’est un livre dont on comprend immédiatement qu’il est pour ses éditrices, Nathalie Mayevski & Delphine Delastre, et leurs amies, un chouchou. Un livre sulfureux et secret, une tempête de délicatesse dans un gant de cuir noir, un contrebandier de la pensée à l’époque des calomnies sexistes. Pourquoi une femme attachée, liée, ligotée, peut-elle paraître…

Stratégies de la pénombre, Possession immédiate, volume IX

Avançant vers des horizons sans cesse mouvants, la revue Possession immédiate s’impose comme un espace de liberté devenu très rare aujourd’hui. Recherchant les pulsations de vie partout où celle-ci se présente, de préférence loin des humains suffrages devenus mortifères, la revue de John Jefferson Selve et de ses beaux amis lance pour son neuvième numéro…

L’apaisement, mais follement, par la revue Possession Immédiate

    « … je sortais de la guerre doucement gâteux, peut-être bien, à la manière de ces splendides idiots de village… » La phrase est de Jacques Vaché, mais elle pourrait désigner le projet moral du dernier numéro de la revue Possession Immédiate : sortir de la guerre, peut-être plus idiots, moins idiots, idiots, à la façon…

Edwarda, la beauté sereine d’une comtesse aux pieds nus

Edwarda était une jeune fille habillée de gaze, c’est désormais une comtesse aux pieds nus. Edwarda est une revue toujours aussi désirable, mais autrement. L’érotisme était sa manière première, avant que ne s’émancipent les phrases de la seule attraction des corps et de l’aimantation des regards. Si son douzième numéro, au sous-titre très inspirant, « Débuts…

Qui vive ? stratégie du désenvoûtement, par la revue Possession Immédiate

Au commencement était Edwarda, revue de littérature et d’érotisme fondée par John Jefferson Selve et Sam Guelimi, rassemblant une petite communauté d’écrivains et photographes pratiquant leur art comme on entre en cérémonie. Désireux de poursuivre et d’infléchir cette aventure éditoriale dédiée à l’esthétisation de chaque instant, John Jefferson Selve a créé Possession Immédiate, dont le…

Les aigles viendront et lui crèveront les yeux – ou les épiphanies de James Joyce

Sur le front joycien, les bonnes nouvelles s’accumulent. Après les publications récentes de Brouillons d’un baiser chez Gallimard (traduction et préface de Marie Darrieussecq) et de Giacomo Joyce chez Multiple (traduction de Georgina Tacou, postface de Yannick Haenel), les éditions Trente-trois morceaux de Lyon republient aujourd’hui avec une grande élégance les Epiphanies de l’auteur d’Ulysse,…

Sur un air de John Dowland, le passage de la nymphe, par James Joyce

Pourquoi la rencontre d’une nymphe bouleverse-t-elle tant ? « Qui ? Un visage pâle cerné de lourdes fourrures odorantes. Ses gestes sont craintifs et nerveux. Elle utilise un face-à-main. Oui. Une brève syllabe. Un rire bref. Un bref battement de paupières. » Vénus à la fourrure (Leopold von Sacher-Masoch), Molly qui s’ignore (oui), la jeune personne de qualité que…