Témoigner pour les témoins, par Georges Didi-Huberman et Niki Giannari

« Manifestement, personne ne veut savoir que l’histoire contemporaine a engendré un nouveau type d’être humain – ceux qui ont été envoyés dans les camps de concentration par leurs ennemis, et dans les camps d’internement par leurs amis. » (Hannah Arendt) Passer, quoi qu’il en coûte est encore une fois un livre important, et de haute sensibilité,…

Eric Dupont, galeriste d’art, et Wanderer enthousiaste

La vaste culture, quand on est galeriste, n’est pas une coquetterie, mais la substance même d’un travail de vision : être capable de voir ce qui ne se voit pas, ou pas encore. Le contemporain est  interpellé personnellement par les lumières tentant de percer les ténèbres que nous confondons avec le jour. Il est donc dans…

L’art comme rencontre et émancipation, par Brigitte Mouchel et Julie Aybes

Julie Aybes, photographe, et Brigitte Mouchel, écrivain, plasticienne, conçoivent l’art comme un écart, un déplacement, un dialogue, une tendresse, une friction. Leur projet de fonder à Huelgoat (Finistère) une galerie ayant vocation à être un centre de production et d’accueil, une centrale énergétique, un bouillonnement d’idées et de sensibilités, répond à la nécessité de penser…

Théo Angelopolous in vivo, par Elodie Lélu, assistante du cinéaste

« Dans une Grèce meurtrie par la crise, E, une jeune fille d’une vingtaine d’années, tente de monter L’Opéra de quat’sous de Bertolt Brecht avec des amis comédiens, des ouvriers grévistes et des immigrés clandestins. Ensemble, ils se battent pour faire exister un spectacle censé éveiller les consciences politiques en ces temps troublés. Mais ils ne…

A la recherche du texte insoluble – Parages, naissance d’une revue théâtrale

Sur le front assez déserté de la critique théâtrale de qualité, la parution du premier numéro de Parages, revue concoctée par le Théâtre National de Strasbourg (TNS – direction Stanislas Nordey) est une excellente nouvelle. Le théâtre est cet espace propice à l’accueil des fantômes, verbe vibrant fait chair flottante incarnée, ayant besoin, pour s’épanouir,…

Je ne peux cesser de me souvenir

On connaît mal, voire pas du tout de ce côté-ci de l’Atlantique, la poésie chicano/a nord-américaine, écrite soit en anglais, soit en espagnol, soit dans un mélange des deux, et « non sans qu’y apparaissent des mots savamment incrustés du nahuatl, langue des Aztèques », selon les termes de la préface très éclairante du premier recueil publié…