Le frisson des choses qui s’enfuient, par Charlotte Mano, photographe

Avec la force de l’insoutenable légèreté de l’être, Charlotte Mano a photographié sa mère malade. Elle est nue, exposée, et pourtant d’une très grande pudeur. La complexité du rapport mère-fille devient dans Thank you Mum une bouleversante complicité de femmes se portant mutuellement attention. Il y a ici du soin et de l’audace, des protocoles…

L’art pariétal du peintre et photographe américain John Divola

Vandalism est un travail de John Divola effectué entre 1974 et 1975 en Californie. Muni de bombes de peinture, l’artiste né en 1949 est entré dans des maisons abandonnées de sa ville, Los Angeles, marquant les ruines de dessins et signes formant une vaste fresque éclatée entre les diverses habitations délabrées qu’il a pu visiter,…

De l’œuvre ouverte, par Jocelyne Alloucherie, plasticienne

Jocelyne Alloucherie est une plasticienne canadienne pour qui la question de l’habiter est primordiale. Créant par ses œuvres des théâtres d’apparition ouverts aux jeux de la mise en scène, Jocelyne Alloucherie cherche, dans l’élargissement du temps et de l’espace propre à la disposition de ses structures, à approfondir le mystère de notre présence. Entre reconnaissance…

Pierre-Yves Freund n’existe pas, par Pierre-Yves Freund, plasticien

L’œuvre de Pierre-Yves Freund s’apparente à une méditation sur le très peu et le lien forme/pensée/forme. Son travail interroge plus qu’il n’affirme. Ses prélèvements de matériaux dans la nature ou la ville, lors de ses marches, sont des suspensions de temps destinées, dans un espace géographique donné, lors d’une exposition, ou dans le secret d’une…

De la vie des marionnettes, par Pierrick Naud, plasticien

Il y a dans les dessins de Pierrick Naud, plasticien né en 1969, un jeu très grave d’hybridations, de superpositions et de masques faisant apparaître des présences fantomales qui pourraient être d’un conte noir de dimension discrètement ésotérique, à la façon d’une œuvre de Lewis Carroll. Au centre du papier une petite fille aux yeux…

La possibilité de l’ataraxie, par Nolwenn Brod, photographe

Tout part chez la photographe Nolwenn Brod d’une volonté d’explorer la dimension de la rencontre, qu’elle soit d’ordre immédiatement familiale/intime, ou qu’elle prenne des chemins plus inattendus. Sa recherche est de l’ordre d’une volonté d’unifier ce qui semble apparaître d’abord comme une antinomie, vivants et non-vivants, affects positifs et négatifs, mondes du dehors et du…

De la vulnérabilité, par Alain Willaume, photographe

Invité par François Hébel à exposer dans la galerie du FIAF à New York, à l’occasion du festival Crossing the Line, le photographe Alain Willaume, de l’agence Tendance floue, a conçu une installation de nature très méditative, remontant parfois très loin dans la chronologie de ses travaux. Immergé dans un ensemble d’images provenant de séries…

Raison de la langue et déraisons du coeur, par Lucie Taïeb, romancière et poète

Safe, premier roman de Lucie Taïeb, est un livre construit comme une installation, un champ d’expérimentation formelle. Une traductrice en crise enfermée dans une pièce blanche cherche de façon obsédante à trouver les conditions de sa sécurité, corps biopolitique dont on ne sait vraiment s’il accepte sa servitude ou cherche à s’émanciper. Reprendre corps par…

Des expansions de noirs, par le photographe Michel Mazzoni

Michel Mazzoni aime les astres, les mystères de l’infini – grand/petit -, et les fantômes. Construisant ses livres (White noise, Gravity, Collisions) comme des espaces secrets propices à l’apparition de formes sidérantes, Michel Mazzoni amène la photographie dans le champ de l’art contemporain, et des recherches sur le visible. Très attentif à la cohérence fond/forme,…