Lettre à Samuel Beckett, par Yannick Haenel, écrivain

J’ai reçu de Yannick Haenel copie d’une lettre écrite pendant le confinement pour Samuel Beckett, texte lu un soir pour la radio-télévision belge. Il est inédit en français. Je vous le transmets, sans commentaire, comme on se passe le feu en silence, alors que gagnent les ténèbres. « Montreuil, le 1er mai 2020 Cher Samuel Beckett,…

Le théâtre & le malaise des cœurs, par Pascal Rambert, et la revue Parages

J’essaie de ne manquer aucun des numéros de l’excellente revue semestrielle du Théâtre National de Strasbourg, Parages (fondée par Stanislas Nordey, conçue et animée par Frédéric Vossier) dont l’ensemble – sept volumes à ce jour – forme déjà un panorama très riche de la création théâtrale contemporaine. Consacré à Pascal Rambert, son dernier numéro est…

Eloge du corps vivant, par Bernard Andrieu, philosophe (1)

Philosophe et professeur de Staps à l’université Paris-Descartes/Université de Paris, Bernard Andrieu élabore une pensée parmi les plus stimulantes qui soient, proposant une réflexion d’ampleur sur le lien entre le corps vivant et la conscience que peut en avoir le corps vécu. Le chercheur appelle ainsi émersiologie l’éveil du corps vécu par l’intelligence du corps…

Le Caravage, la peinture comme ordalie, par Yannick Haenel (2)

  Il est rare qu’un livre s’impose comme un jalon bibliographique indispensable dans la compréhension d’un peintre. Avec La Solitude Caravage, Yannick Haenel s’approche au plus près, à partir de son expérience d’écrivain, de ce qui fonde la nécessité artistique d’un des plus grands noms de l’histoire de l’art. Dépassant la romance du mauvais garçon…

Le Caravage, la peinture comme ordalie, par Yannick Haenel (1)

Il est rare qu’un livre s’impose comme un jalon bibliographique indispensable dans la compréhension d’un peintre. Avec La Solitude Caravage, Yannick Haenel s’approche au plus près, à partir de son expérience d’écrivain, de ce qui fonde la nécessité artistique d’un des plus grands noms de l’histoire de l’art. Dépassant la romance du mauvais garçon épris…

Berlin, sans attache, par Samy Langeraert, écrivain

« L’odeur de la végétation après la pluie, hier, dans le Tiergarten : j’avais conscience qu’elle était agréable, mais je ne pouvais pas en tirer le moindre plaisir. » Mon temps libre est un livre dont l’intérêt s’approfondit au fur et à mesure de la lecture, comme s’il trouvait peu à peu son véritable rythme, sa véritable justesse…

Rendre la mort fréquentable, par Guy Benoit, poète ou à peu près

« nûment, nous y voilà » L’Anxure, qui est aussi un recueil de poèmes de Guy Benoit, coule dans les veines, coule dans les yeux, coule dans ce qui coule. Guy Benoit ? « Poète et encore moins, mais de plus en plus allergique aux bidouilleurs de langue. » Un ruminant vivant à Sacé, en Mayenne, c’est beaucoup. Né en…

Eric Dupont, galeriste d’art, et Wanderer enthousiaste

La vaste culture, quand on est galeriste, n’est pas une coquetterie, mais la substance même d’un travail de vision : être capable de voir ce qui ne se voit pas, ou pas encore. Le contemporain est  interpellé personnellement par les lumières tentant de percer les ténèbres que nous confondons avec le jour. Il est donc dans…

Homélie de la parole trahie, par Olivier Py, poète

« Le désespoir n’est nulle part, le désespoir est partout, vos pères vous ont abandonnés et je viens, aujourd’hui, en frère réveiller votre révolte. » On connaît l’enthousiasme du poète, dramaturge, et officiel du théâtre, Olivier Py, son lyrisme, son rimbaldisme, son orphisme, son claudélisme, son biblisme, son amour de la langue et des corps masculins qu’elle…