Aux ciels du Greco, par Charlotte Chastel-Rousseau, conservatrice au musée du Louvre

Il fut d’abord un peintre d’icônes réputé en Crète. Il découvrit à Venise des maîtres de peinture (Titien, Véronèse, Le Tintoret, Bassano) qu’il regarda profondément, complétant sa formation à Rome (Michel-Ange, Raphaël, Pontormo), avant de s’installer à Madrid (le succès escompté auprès de Philippe II n’arrive pas), puis à Tolède (1577-1614), ville érudite surchargée d’édifices…

Le Greco, égaré absolu, par Jean-Paul Marcheschi, peintre et essayiste

« L’essentiel est de faire durer le désir dont le but nous est souvent obscur. » Dominikos Thetokopoulos, dit Le Gréco, est une bizarrerie dans l’histoire de l’art. Peintre que nul n’attendait – car la société se croit toujours seule -, né à Candie en Crète (possession vénitienne) en 1541, mort à Tolède en 1614,…

Le Caravage, la peinture comme ordalie, par Yannick Haenel (3)

Il est rare qu’un livre s’impose comme un jalon bibliographique indispensable dans la compréhension d’un peintre. Avec La Solitude Caravage, Yannick Haenel s’approche au plus près, à partir de son expérience d’écrivain, de ce qui fonde la nécessité artistique d’un des plus grands noms de l’histoire de l’art. Dépassant la romance du mauvais garçon épris…

Le Caravage, la peinture comme ordalie, par Yannick Haenel (2)

  Il est rare qu’un livre s’impose comme un jalon bibliographique indispensable dans la compréhension d’un peintre. Avec La Solitude Caravage, Yannick Haenel s’approche au plus près, à partir de son expérience d’écrivain, de ce qui fonde la nécessité artistique d’un des plus grands noms de l’histoire de l’art. Dépassant la romance du mauvais garçon…

Dessiner le Minotaure, par Jean-Christophe Norman, artiste nomade

Jean-Christophe Norman effectue à l’aide d’une simple craie blanche des « expéditions horizontales », réécrivant lors de traversées urbaines pouvant prendre beaucoup de temps des textes fondateurs, Ulysse de Joyce par exemple. L’un de ses derniers projets prend appui sur le livre de Pierre Daix, La vie de peintre de Pablo Picasso, que l’artiste nomade s’applique à…

Lecture d’Erri De Luca, par Henri Godard, critique

« Je contraindrai la vie à être dans les livres, d’abord la mienne, de force, puis les autres sur invitation. » Considérant l’effondrement actuel de la critique littéraire, Henri Godard, éminent spécialiste de Louis-Ferdinand Céline, André Malraux, Louis Guilloux, Raymond Queneau et Jean Giono, a décidé de lire l’écrivain italien Erri De Luca en intégralité, et de…

Lolita, femme fatale, par Guillaume de Sardes, photographe, écrivain

Essayiste (Nijinski. Sa vie, son geste, sa pensée, 2006) romancier (Le Nil est froid, 2009, Le Dédain, 2012, L’Eden la nuit, 2017), Guillaume de Sardes se situe aussi dans la tradition française des écrivains-photographes. Pour sa dernière programmation, Jean-Luc Monterosso lui offre le bel espace de la MEP (Maison Européenne de la Photographie, Paris) afin…

D’une politique des pleurs à l’époque de la Rome antique, par Sarah Rey, historienne

Vous vous souvenez peut-être du superbe livre de Jean-Loup Charvet, L’éloquence des larmes, publié en 2000 chez Desclée de Brouwer, qui était une réflexion testamentaire (son auteur, artiste lyrique, contre-ténor, est mort à 37 ans) sur le pouvoir des pleurs à l’époque baroque, « calligraphie de l’âme ». S’intéressant également à la fonction des larmes, Sarah Rey,…

Les lamentations de Déméter, par Monika Bulaj, photographe

Monika Bulaj est une photojournaliste polonaise naturalisée Italienne née en 1966. Son dernier livre publié, chez Contrasto (Roma), s’intitule Where Gods Whisper. C’est une traversée de la planète à la recherche des formes du sacré, des rites liant les vivants et leur Dieu, les croyants et l’invisible. Nous sommes en Ethiopie, au Tibet, en Egypte,…

Rome, ville des échos, et monument aux éditions Taschen

« Il lui parla des premiers jours, du bal au palais Farnèse, d’une partie de chasse à la campagne du Divin Amour, des rencontres matinales sur la place d’Espagne, devant les vitrines des orfèvres, ou dans la tranquille et aristocratique rue Sixtine, lorsqu’elle sortait du palais Barberini suivie par les bouquetières qui lui offraient des roses…