Europea, dans le labyrinthe des villes, par Joakim Kocjancic, photographe

© Joakim Kocjancic Né en 1975 à Milan, vivant et travaillant à Stockholm depuis 1996, Joakim Kocjancic est un photographe à la recherche de son identité profonde, n’ayant cessé de parcourir le Vieux Continent. Après Paradise Stockholm (Journal, 2014), Europea est sa deuxième monographie publiée en Suède, aux éditions Max Ström. © Joakim Kocjancic C’est…

Merde aux bourgeois, par Kjell-Åke Jansson, photographe

© Kjell-Åke Jansson Je ne sais pas qui sont ces gens, hommes et femmes, rassemblés en Suède, pour un festival de la déglingue, mais les personnages peuplant Burnout, premier livre de Kjell-Åke Jansson, sont sacrément fous, vulgaires, cramés, ce qui me le rend plutôt sympathiques. C’est le carnaval, c’est l’orgie, c’est la bière et le…

Le blues, un art de vivre, par Erik Lindahl, photographe

© Erik Lindahl Blue Shots est le premier livre du photographe suédois Erik Lindahl. Fruit de vingt-ans de voyages de l’autre côté de l’Atlantique, dans le delta du Mississippi, au Texas, en Louisiane, à Chicago et sur la Côte ouest, c’est un hommage au blues tel qu’il s’invente encore aujourd’hui, entre portraits de légendes vivantes…

Rågsved, une renaissance, par Angelica Elliott, photographe

© Angelica Elliott Situé dans la banlieue de Stockholm, Rågsved est un quartier bâti dans les années 1950, où la photographe Angelico Elliott a décidé de s’ancrer depuis quelques années, en faisant une nouvelle terre natale. C’est aussi un livre publié par les éditions Journal, intime, émouvant, fraternel. La première image, sensuelle, est celle d’une…

Le royaume de l’enfance, par Simon Johansson, photographe

© Simon Johansson Après Across the bridge (la vie à la Suédoise, musicale, fraternelle, mélancolique) et A familiar place (Stockholm dans tous ses états, ses visages, ses folies, sa sensualité), The young ones est le troisième livre de Simon Johansson publié par les éditions Journal. Composé d’images prises entre 2002 et 2019, en Suède, mais…

For ever young, par Martin Rosengren, photographe

© Martin Rosengren / Journal Dans la défiguration et le désastre nous tenant désormais lieu de monde, il nous faut des visages, des vérités de peau, des bouches à embrasser sans discrimination. Il nous faut des bars, des clubs, des rues densément peuplées. Nous nous frôlons, nous sommes des étrangers, nous jouons des rôles, mais,…

Intime, une utopie suédoise, par Magnus Cederlund, photographe

© Magnus Cederlund Il faut souvent plusieurs années avant de trouver un café à notre mesure, à la fois refuge et lieu de rencontre, terre d’exil et d’envol. Lorsqu’on croit l’avoir trouvé, il faut le tenir, lui être fidèle, y déposer temps, pensées, argent, et s’autoriser le soir venu à y être déraisonnable. © Magnus…

Brooklyn à l’argentique, par Nina Korhonen, photographe

Comme nous avons vieilli depuis l’invention de la photographie numérique, et comme il est bon de se rappeler qu’il fut un temps où les data ne déterminaient pas encore l’ensemble des coordonnées de notre existence. Il fut un temps où les oiseaux pouvaient encore nous regarder comme des semblables, certes un peu moins ailés et…

Visages de la suédophilie, par Olivier Barrot, romancier

« A l’instar du Québec ou de la Russie, la Suède doit être considérée en son hiver, sa saison principale. Le froid, le blanc, le silence. » L’après-midi s’annonçait ouverte : aller un voir un match de Ligue 2 de football non loin de chez moi pour supporter l’équipe locale, et la passion de mes…

Prendre soin, une éthique photographique, par Monika Macdonald

La beauté grave du travail photographique de Monika Macdonald, qui vit et travaille à Stockholm, est d’une humanité intense, parce que sans fard et d’une grande attention aux rêves brisés et difficultés que chacun porte en lui. In Absence (Kehrer Verlag) est un livre consacré aux femmes, aux mères, et à ces riens qui, lorsqu’ils…

August Strindberg, peau rouge, masque blanc

Dans une lettre datée du 1er février 1895 à Paul Gauguin, qui lui a proposé d’écrire la préface de son catalogue, le dramaturge, peintre, et critique d’art suédois, August Strindberg (1849-1912) lance de façon cinglante, et avec une grande lucidité : « Je ne peux pas saisir votre art et je ne puis pas l’aimer. (…)…