D’une poétique photographique du Nord polaire, par l’Inuit Juliette Agnel

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© Juliette Agnel

Munie d’une caméra obscura numérique, machine de vision conçue en 2011 à la MGI (Maison du Geste et de l’Image), Juliette Agnel parcourt le monde en artiste, en aventurière, en ethnologue poétique, travaillant au Mali, en Espagne, en Norvège, en Islande, dans les Pyrénées, un peu partout où les étoiles, le cosmos et l’être humain cherchent des points de dialogue.

Travaillant de l’intérieur du temps, entre photographie de facture primitive (la magie du sténopé) et dispositifs contemporains (des caissons lumineux éclairés par des Led), l’éblouie du Pays dogon est partie très au Nord, au Groenland.

Dans ses bagages, matériels ou imaginaires, des œuvres de Paul-Emile Victor, Marcel Griaule, Jules Verne, Victor Segalen, Jean Rouch, et toute la curiosité, la fougue et l’inventivité d’un Commandant Charcot.

Juliette Agnel interroge l’énigme de la création, l’inouï de toute présence, dans une respiration ample incluant sensibilité, monde intérieur, et intensité physique d’une réalité aussi dure que douce à étreindre.

Son regard est celui d’un peintre, et sa pensée celle d’une lectrice intense de Robert Walser, entre sensation de la précarité de l’existence et écriture énigmatique des pas sur la neige de l’inconscient.

Pour la photographe de nécessité et de relation, il se pourrait bien que la naissance du monde corresponde aussi à celle des premières images.

J’ai reçu pour L’Intervalle les photographies qui suivent, grandioses, définitives, comme des blocs de rêves.

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© Juliette Agnel
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© Juliette Agnel
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© Juliette Agnel

Juliette Agnel est représentée par la galerie Françoise Paviot (Paris)

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© Juliette Agnel
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© Juliette Agnel
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© Juliette Agnel

Paléosite de Juliette Agnel

Galerie Françoise Paviot

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© Juliette Agnel
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© Juliette Agnel
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© Juliette Agnel

 

Un commentaire Ajoutez le vôtre

  1. claude dit :

    C’est vrai que c’est peut être bien de ne déléguer qu’une personne pour nous prendre des photos. Car on ne peut pas y aller tous dans un souci écologique évident. Alors dans la présentation de ce livre, la 1ère vue est assez attrayante, mais, la série de 3 sur le même sujet dans cette espèce de grotte lumineuse avec une petite différence de cadrage, c’est vraiment redondant. Je ne les ai pas bien appréciées. La camera très spéciale justifie-t-elle ces déplacements?
    Au revoir
    Claude

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