Un singe astronome, par Tolo Parra, photographe

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 © Tolo Parra

Obscura de Profundis pourrait être le titre d’un oratorio, s’il n’était celui d’un livre étrange et beau du Sévillan Tolo Parra, évoquant la place de l’homme dans l’univers, sa folie, son génie.

Bénéficiant de la puissance graphique/visuelle et de l’expertise des éditions athéniennes Void (Myrto Steirou, Joao Linneu, Sylvia Sachini), cet ouvrage de grand format en noir et blanc, et nuances de gris, propose une réflexion métaphysique sur l’inconnaissble et le processus d’hominisation – depuis la levée des grands singes en bipèdes sachants.

Homo sapiens ou/et homo demens ?

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 © Tolo Parra

On est animiste, ou adepte de la théorie de la relativité, on croit en la géométrie euclidienne ou à son dépassement par la physique moderne, dans la conjonction des logiques causales et acausales.

Nous cherchons, nous errons, notre vertige devant l’infini est pascalien.

Nous nous posons la question du hasard, de Dieu, de la nécessité, de l’unité.

Nous sommes seuls, avec angoisse, joie, volupté, terreur.

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 © Tolo Parra

Le big bang est derrière nous, peut-être aussi bien en-avant, demain, après-demain, à la fin des temps.

Tolo Parra interroge des nébuleuses, des fééries d’étoiles en attraction/répulsion, répondant au paradigme de quelque gire guidée par des lois supérieures.

La planète est un nucléide, un ovule, un œil, le regard d’un cheval couché vieux de centaines de millions d’années.

Des roches tournent à des vitesses inouïes, explosent comme des bouteilles de lait sur le carrelage.

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 © Tolo Parra

Des fougères et des constellations, des mares et des cieux liquides.

L’énergie du chaos, la matière, les espèces, la conscience, le rêve d’Icare, puis de nouveau le grand effondrement, l’involution, la recomposition dans le néant.

L’effort de civilisation est admirable : loupes, télescopes, beauté des recherches et des grphiques, étude du squelette, passage du monstre à l’homme.

On mollécule, on adnise, on dissèque toujours plus finement.

Paracelse, Léonard de Vinci, Dubuffet.

Néandertal, Homo Sapiens, Denisova.

Splendeurs de l’infiniment petit/grand, des prêtres thaumaturges, des danses de la pluie, des pyramides.

Lascaux, les serpents, les nuages.

Les statues, le synchroton, le spiritisme.

Des forges, de la paille de fer, un cachalot.

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 © Tolo Parra

L’œil écoute, l’esprit voit, et le corps tremble sans savoir pourquoi.

Le petit d’homme trace à la craie de prodigieux calculs, et Zeus apparaît dans une pluie d’or.

Des cartes à jouer, des cartes mémoires, de l’immémorial.

L’effort techno-scientifique de mesure et de modélisation viendra-t-il à bout du caillou, du simple scrupulus dans la chaussure, du mystère de l’univers ?

Nos ailes sont brûlées.

Retour au miracle des mains négatives.

Obscura de Profundis est un précis d’Histoire globale et interstellaire écrit en une succession d’images sidérantes.

Obscuria+de+Profundis+Cover

Tolo Parra, Obscura de Profundis, concept Gonzalo Golpe, design Joao Linneu, Void, 2020 – 800 exemplaires

Void – Photo

Tolo Parra – site

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