Lettre à Samuel Beckett, par Yannick Haenel, écrivain

J’ai reçu de Yannick Haenel copie d’une lettre écrite pendant le confinement pour Samuel Beckett, texte lu un soir pour la radio-télévision belge. Il est inédit en français. Je vous le transmets, sans commentaire, comme on se passe le feu en silence, alors que gagnent les ténèbres. « Montreuil, le 1er mai 2020 Cher Samuel Beckett,…

Entre crime et sainteté, Dostoïevski, par Julia Kristeva

« Bien avant, et très tôt, Dostoïevski avait réalisé que l’explosion épileptique, ses auras, ses douleurs et peurs le mettaient au contact avec une dimension essentielle de la condition humaine : avec l’avènement et l’éclipse du sens. » J’ai connu une étudiante albanaise, venue en France dans l’espoir d’y étudier Sartre et Camus. Elle était…

L’art du roman, par Jérôme Ferrari, écrivain

    « Il y a une expérience positive de l’écriture assez universellement partagée : c’est l’impression, à un moment donné, quand on est dans l’écriture d’un roman, qu’on n’est plus en train de créer quelque chose, mais de la dévoiler ; qu’on n’est plus le maître d’un jeu totalement ouvert, avec une infinité de…

Le Caravage, la peinture comme ordalie, par Yannick Haenel (2)

  Il est rare qu’un livre s’impose comme un jalon bibliographique indispensable dans la compréhension d’un peintre. Avec La Solitude Caravage, Yannick Haenel s’approche au plus près, à partir de son expérience d’écrivain, de ce qui fonde la nécessité artistique d’un des plus grands noms de l’histoire de l’art. Dépassant la romance du mauvais garçon…

Une lecture d’images, par Eric Rondepierre

A l’occasion de son exposition intitulée Confidential Report à la galerie Le Bleu du ciel (17 février – 22 avril 2017) à Lyon, j’ai proposé à Eric Rondepierre de choisir cinq images, et de se livrer au jeu du commentaire libre. Grand merci à lui pour avoir accepté avec autant d’enthousiasme, de pertinence, et de…

Dado, peintre des atrocités de l’infini turbulent

Le monténégrin Miodrag Djuric, dit Dado (1933-2010), « exilé volontaire » en France en 1956, est un peintre des métamorphoses du corps et du théâtre de la cruauté. Habité par le feu, le bogomile Dado, aux humeurs/humours étranges, n’a cessé de peindre l’infini turbulent, la révolte intérieure, l’anatomie chaotique de personnages grotesques et effrayants, une cosmogonie aux…