Pulsions, apologie des extases, par François Fontaine, photographe

Pulsions image 1

©François Fontaine

Pulsions pourrait être le titre d’un film de Philippe Gandrieux, mais c’est un livre de photographie de François Fontaine, pour qui le désir est tout.

Après Icônes (2018), ce maître dans l’art de ce que j’ai appelé – article du 13 novembre 2018 – le sfumato chromatique propose une nouvelle méditation sur la capacité des images à susciter la passion et électriser les cerveaux comme les corps.

On voit des formes s’embrasser, on devine des blancheurs de fesses ourlées de rose et de rouge, des têtes renversées par la puissance de l’extase.   

Pulsions image 4

©François Fontaine

Eros guide la danse, la nuit est en feu, les lumières sont des voiles de volupté.

Le flou coloré oblige à faire le point intérieurement, à nous accorder intimement avec ce qui nous trouble en complétant mentalement les traits, les courbes et les lèvres tentatrices aspirant le papier comme les yeux du regardeur soudain en manque de caresses.

Ce sont des fictions, mais qu’importe ? rien ne vaut davantage que la poursuite des rêves.

Pulsions image 3

©François Fontaine

Sur papier glacé, l’aura des sujets représentés s’épanouit.

Une femme suce ses doigts en fermant les yeux, un garçon apparaît dans un miroir.

Réalisées à partir de films projetés sur grand écran, les images de François Fontaine, nimbées de lumières d’huile orange ou mauve, ont une dimension plastique indéniable, qui en renforce le charme capiteux.

On reconnaît un plan de L’Empire des sens, mais Pulsions n’est pas un jeu de devinettes, c’est une cérémonie préparant à de vastes amours charnelles.

L’art n’est jamais chaste, il peut même être terriblement brûlant.

Pulsions image 2

©François Fontaine

On ne sait pas quelquefois si le corps qui s’offre au regard est d’un homme ou d’une femme, d’un homme-femme ou d’une femme-homme, si la poitrine nue est masculine ou féminine, mais, quoi qu’il en soit, le spectacle du plaisir mis en scène entraîne celui qui le contemple.  

Un dos, des lèvres ouvertes, des torses qui s’épousent, des sexes qui se rencontrent dans l’obscurité, et les seins blancs et ronds d’une poupée de chair blonde plongée dans la mélancolie.

Pulsions est un cri de film muet inscrit dans un vitrail polychrome d’une église conçue pour toutes les jouissances.

Pulsions couverture

François Fontaine, Pulsions, texte (français/anglais) Dominique Janvier, Editions La Pionnière, 2021, 64 pages – 400 exemplaires

28611

François Fontaine est représenté par l’Agence VU’ et la A. galerie

François Fontaine – site

Editions La Pionnière

logo_light_with_bg

Se procurer Pulsions

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s