Les trois âges de la vie, par Antonio Jiménez Saiz, poète

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©Antonio Jiménez Saiz

« Tu ouvriras ce livre le jour où, derrière la vitre d’un je-ne-sais-quoi de la vie, tu ne reconnaîtras plus le visage qui te fera face, ce sera toi, toi mais comme l’autre qui aura grandi en beauté. »

Il y a des travaux artistiques, des photographies, des mots, des phrases, dont on sait immédiatement qu’on pourra leur faire confiance, parce qu’ils s’élaborent depuis un point de vérité intime qui est un fil de feu brûlant toutes les postures et paroles de complaisance alentour.

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©Antonio Jiménez Saiz

Vous connaissez probablement Antonio Jimenez Saiz comme photographe indépendant de radicalité poétique – j’ai présenté depuis le début ses livres et fanzines dans L’Intervalle -, le voici maintenant, avec le recueil autoédité Du premier sourire au dernier silence, comme écrivain d’exploration des lumières vacillantes de la psyché.

Accompagné du cahier photographique Chaque jour soulève un deuil sur la beauté du monde, ensemble d’images floues en noir et blanc où les routes de montagne tortueuses d’une Sierra Nevada intérieure sont autant d’énigmes concernant la dévastation, la foi et la fragilité des liens familiaux, Du premier sourire au dernier silence est composé de trois parties – L’éveil / Le silence / La mort -, comme les trois âges de la vie dans la tradition picturale classique.

De tonalité élégiaque, les textes de ce premier livre très abouti sont donc une méditation sur le temps, sur le chemin parcouru ou à parcourir, sur l’enfance comme promesse, sur les ténèbres de la dépression appelée aujourd’hui bipolarité.

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©Antonio Jiménez Saiz

« Il règne ici – partout – des souvenances mortes glanées au bord des quais, une offense s’ajoute, le corps raidi songe d’un futur qu’il ne comprend pas encore. »

L’amour est là, comme un absolu de présence, ou un trou noir effrayant quand il se dérobe.

« La solitude ne fait pas dans le détail, elle vous coupe un homme en doute, sans pitié. »

Frère de Lenz, Antonio Jimenez Saiz rêverait sûrement de marcher sur la tête, d’ailleurs qui sait ?

On tombe vers le ciel.

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©Antonio Jiménez Saiz

« Livres en étagères, le must en décoration – la bibliothèque – elle trône dans la chambre à côté du lit, près du bureau, pas loin de Jésus et de Marie qui font face à la fenêtre, les rideaux donnent du reflet à leur Royaume, tout cet espace baigne d’une décoction de sourires »

L’autre ? « un tout à la démesure de nos attentes »

Des femmes, des phrases, des pleurs.

Attention, ralentir, travaux poétiques en cours.

Vivre consiste probablement à savoir pardonner, et remercier, et encaisser.

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©Antonio Jiménez Saiz

« Voir venir ma mort c’est plus qu’il n’en faut pour pardonner à la vie »

On ouvre une fenêtre, on se penche, le vertige est un aphrodisiaque, et puis, soudain, une main amie.

Dans son sommeil, l’enfant sourit.  

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Antonio Jiménez Saiz, Du premier sourire au dernier silence, autopublication, 2022 – 50 exemplaires signés

Pour commander le livre écrire à cette adresse : saizdebruxelles@gmail.com

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©Antonio Jiménez Saiz

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Antonio Jiménez Saiz – adresse Facebook

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